Si vous ne comprenez pas l’histoire, vous ne pouvez pas en tirer de leçons

La pandémie de COVID-19 a permis à bon nombre d’entre nous de regarder les émissions que nous n’avions pas le temps de regarder auparavant. Au cours de la période de trois mois terminée à la fin du mois d’avril, Netflix avait plus que doublé le nombre de nouveaux abonnés par rapport à ses prévisions — un plus grand nombre de personnes a adhéré à ce service pendant la pandémie de COVID-19. Le géant de la diffusion en continu a attiré à l’échelle mondiale 15,77 millions de nouveaux abonnés payants, soit largement plus que les 7 millions prévus, les gens cherchant des moyens de se divertir pendant la période de confinement.

Ma femme et moi avons commencé à regarder Les Soprano après de multiples recommandations. Dans un épisode, Tony Soprano, le principal protagoniste, essayait d’établir des parallèles entre les expériences passées de la Cosa Nostra et les siennes. À la fin de la scène, il dit : « Si vous ne comprenez pas l’histoire, vous ne pourrez pas en tirer de leçons. »

De son sommet historique du 19 février au plus récent creux, le 23 mars, l’indice S&P 500 a chuté d’environ 34 % en seulement 23 séances. Au 5 juin, l’indice S&P 500 avait bondi de près de 43 %, ce qui ne le laissait en recul que de 6 % par rapport à son record. Les investisseurs se demandent si le creux du cycle actuel a été atteint le 23 mars. Bien qu’il soit extrêmement difficile de répondre avec exactitude à cette question, ce qui s’est passé lors des précédentes récessions nous éclairera peut-être.

*** Nous avons comparé le rendement de l’indice S&P 500 au rendement prévisionnel de ce qui suit : indices de niveau 1 des secteurs de la classification industrielle mondiale standard (GICS), secteurs défensifs et secteurs cycliques, sous-secteurs GICS (comprenant la construction résidentielle, le bois d’œuvre, l’automobile et ses composantes, les banques, les compagnies d’assurance, les compagnies aériennes, le transport ferroviaire et routier, les semi-conducteurs et les produits chimiques), sociétés sensibles au cyclique économique (p. ex., Caterpillar Banks, BHP Billiton) et l’indice de valeur Russell 3000 par rapport à l’indice de croissance Russell 3000.

Ce graphique illustre les rendements de l’indice S&P 500 entre le 31 décembre 2019 et le 31 mai 2020, soit la période précédant la pandémie de COVID-19, la période allant du sommet au creux qui a suivi le début de la pandémie (du sommet atteint le 19 février au creux touché le 23 mars) et la période à partir du creux.

L’équipe a examiné le rendement prévisionnel sur un an des secteurs et sous-secteurs GICS de l’indice S&P 500 ainsi que d’autres données financières, à partir de leurs creux atteints lors des récessions précédentes. Ces périodes comprennent la crise financière mondiale, l’éclatement de la bulle technologique et la récession de 1990. Nous soulignons ci-dessous les cinq principes qui se dégagent de cette analyse et les comparons à la performance actuelle du marché.

Principe no 1 : Secteurs cycliques et secteurs défensifs

Les sociétés cycliques suivent généralement la tendance générale de l’économie; lorsque l’économie se porte bien, le cours des actions cycliques augmente généralement. Le cours de ces actions affiche en général une corrélation avec le cycle de l’économie — l’expansion, le sommet, la récession puis la reprise (exemple : les constructeurs automobiles). Les actions non cycliques dégagent généralement un rendement supérieur à celui du marché lorsque la croissance économique ralentit. Les sociétés non cycliques sont généralement rentables, peu importe la tendance de l’économie, parce qu’elles produisent ou distribuent des biens et des services dont nous avons toujours besoin, comme la nourriture, l’électricité, l’eau ou le gaz.

Les secteurs cycliques de l’indice S&P 500 sont la consommation discrétionnaire, les services financiers, les produits industriels, les technologies de l’information et les matières premières. Les secteurs défensifs sont la consommation de base, l’énergie, les soins de santé, les services de télécommunications et les services publics.

Comme le montre le diagramme, au cours des trois dernières récessions, les secteurs cycliques ont dégagé un rendement nettement supérieur à celui des secteurs défensifs à partir du creux du marché. Aujourd’hui, trois mois se sont écoulés depuis le début de la reprise et la même chose se produit, les titres cycliques ont dégagé un rendement supérieur à celui des titres défensifs. Au 5 juin, le rendement médian des titres cycliques depuis le creux du marché a été de 48 %, tandis qu’il a été de 36 % pour les titres défensifs. Le rendement relatif des secteurs cycliques aurait été plus élevé si la progression des secteurs défensifs de l’énergie et des soins de santé n’avait pas été si forte.

Ce diagramme illustre le rendement de l’indice S&P et le rendement des secteurs cycliques de l’indice. Il montre qu’au cours des trois dernières récessions, les secteurs cycliques ont dégagé un rendement nettement supérieur à celui des secteurs défensifs, à partir du creux du marché.

Principe no 2 : Les services financiers dégagent un rendement supérieur à celui de l’ensemble du marché.

Le système financier est l’épine dorsale de toute économie. Les banques jouent un rôle important dans l’économie, notamment en offrant des prêts aux entreprises qui souhaitent investir et développer leurs activités. Ces prêts et les investissements des entreprises soutiennent la croissance économique. Les marchés sont tournés vers l’avenir, et les prémices d’une reprise économique émergent souvent dans le secteur financier.

Une économie en bonne forme soutient la hausse des salaires et des prix des actifs, ce qui entraîne une accélération de l’inflation. Les banques centrales réagissent à cela en augmentant les taux d’intérêt, ce qui entraîne souvent une accentuation de la courbe des taux. Cette conjoncture est favorable aux banques, ce qui est attesté par le rendement qu’elles ont dégagé par le passé après un creux.

Aux États-Unis, le secteur financier comprend à la fois les banques et les compagnies d’assurance. Comme le montre le diagramme ci-dessous, le rendement du secteur financier au cours des récessions précédentes (crise financière mondiale, bulle technologique et 1990) a été largement supérieur à celui de l’indice global. Le diagramme montre que, dans le secteur financier, les banques ont dégagé un rendement supérieur à celui des sociétés d’assurance.

Depuis le récent creux, le secteur financier a progressé de 48 %, tandis que l’indice S&P 500 a progressé de 43 %. Ce principe a été le plus lent à se matérialiser. Jusqu’à il y a 10 jours, le rendement du secteur financier était inférieur à celui de l’indice. Cependant, durant les sept séances boursières terminées le 5 juin, le secteur financier a progressé de 12 %, contre 5 % pour l’indice S&P 500. Contrairement au passé, les sociétés d’assurance ont enregistré un rendement comparable à celui des banques.

Ce diagramme illustre le rendement de l’indice S&P et le rendement des sous-secteurs des services financiers, des banques et de l’assurance. On peut constater que le rendement du secteur des services financiers au cours des récessions précédentes (crise financière mondiale, bulle technologique et 1990) a largement dépassé celui de l’indice général. Le diagramme montre que, dans le secteur financier, les banques ont dégagé un rendement supérieur à celui des sociétés d’assurance.

Principe no 3 : Les constructeurs résidentiels sont les premiers à repartir.

La performance des constructeurs résidentiels aux États-Unis est un bon baromètre de la santé des consommateurs américains. Dans une économie où la consommation génère les trois quarts de la production, le logement est un excellent indicateur, en raison de l’effet de richesse qu’il suscite et qui se reflète sur la consommation. Lors d’une récession, la production économique se contracte, le chômage augmente, les salaires diminuent tout comme la consommation. L’inverse est vrai au sortir d’une récession, et la construction résidentielle est souvent la première activité à repartir.

Selon Zillow, une société qui gère une base de données sur l’immobilier, les gens dépensent beaucoup d’argent non seulement pour leur maison, mais aussi pour ce qu’elle contient, ce qui signifie que les données sur le logement peuvent être un indicateur avancé qui renseigne sur l’activité économique plusieurs mois à l’avance. En 2018, la valeur totale du marché américain du logement s’établissait à 33 300 milliards de dollars US. Selon la National Association of Home Builders, le marché du logement représente de 15 % à 18 % du PIB américain. Autrement dit, la faiblesse ou la vigueur du marché du logement peut avoir une incidence considérable sur la tendance de l’économie.

Aux États-Unis, l’indice S&P Homebuilders Select Industry comprend D.R. Horton, Lennar Corporation, NVR, Inc. et PulteGroup. Comme le montre le diagramme ci-dessous, le rendement des constructeurs résidentiels au cours des récessions précédentes (crise financière mondiale, bulle technologique et 1990) a largement dépassé celui de l’indice général. C’est actuellement le cas. En date du 5 juin, le secteur de la construction résidentielle a progressé de 93 %, soit plus de deux fois le rendement de 43 % de l’indice S&P 500. Il est toutefois intéressant de noter qu’il n’y a pas de lien évident entre le prix du bois d’œuvre et la reprise qui suit un creux.

Ce diagramme illustre le rendement de l’indice S&P et le rendement de l’indice Homebuilders Select Industry et montre que le rendement des sociétés de construction résidentielle au cours des récessions précédentes (crise financière mondiale, bulle technologique et 1990) a largement dépassé celui de l’indice général.

Principe no 4 : Les actions de valeur reprennent le dessus sur les actions de croissance.

Nous avons comparé le rendement de l’indice de valeur Russell 3000 à celui de l’indice de croissance Russell 3000 pour voir si un certain style de placement donne de meilleurs résultats à partir du creux du marché. L’indice de croissance Russell 3000 est un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière, qui inclut les sociétés de croissance à petite et à grande capitalisation de l’indice Russell 3000. Par contre, l’indice de valeur Russell 3000 est un indice des actions pondéré en fonction de la capitalisation boursière qui mesure le rendement des actions de valeur américaines. L’indice de valeur Russell 3000 inclut des actions de l’indice Russell 3000 affichant un ratio cours-valeur comptable et un taux de croissance prévu plus faibles.

Les données des indices Russell sont limitées, car ces indices sont nouveaux; toutefois, ils existaient déjà au cours des périodes couvrant la bulle technologique et la crise financière mondiale. Durant ces périodes, les actions de valeur ont dégagé un rendement supérieur à celui des actions de croissance. Cette fois-ci, ni les actions de valeur ni les actions de croissance ne se démarquent. Les actions de croissance ont dégagé un rendement de 45 %, contre 44 % pour les actions de valeur. Comme les actions des banques, les actions de valeur ont fortement progressé au cours des sept dernières séances boursières. Sur cette période, l’indice de valeur Russell 3000 a progressé de 7,7 % tandis que l’indice de croissance Russell 3000 a grimpé de 3,4 %. De tous les principes énoncés dans ce document, la relation entre les actions de valeur et les actions de croissance est selon nous la moins probante. Nous croyons que la catégorisation en actions de valeur ou de croissance a perdu de sa rigueur et ne reflète pas la réalité des marchés actuels.

Ce diagramme illustre le rendement de l’indice S&P et le rendement des indices de croissance et de valeur Russell 3000 pendant la période qui a suivi l’éclatement de la bulle technologique, pendant la crise financière mondiale de 2008-2009 et pendant la pandémie de COVID-19.

Principe no 5 : Les flux des fonds destinés aux particuliers constituent un excellent indicateur à contre-courant.

Les résultats d’une étude réalisée par Dalbar, Inc., une société qui étudie le comportement des épargnants et analyse le rendement obtenu par ces derniers, indique régulièrement que l’épargnant moyen obtient un rendement inférieur à la moyenne. Pour la période de 20 ans terminée le 31 décembre 2015, l’indice S&P 500 a affiché un rendement moyen annuel de 9,85 %. L’épargnant moyen qui investit dans des fonds d’actions a obtenu un rendement de seulement 5,19 %.

Pour quelle raison? Le comportement des épargnants est irrationnel et souvent guidé par les émotions, ce qui mène à de mauvaises décisions de placement.

En mars 2020, les fonds communs de placement canadiens ont affiché des rachats nets de plus de 14,1 milliards de dollars, soit l’équivalent de 83 % des ventes nettes totales de 2019, du jamais-vu. Par la suite, l’indice S&P 500 a grimpé de près de 43 % par rapport à son récent creux atteint le 23 mars 2020.

Dans le graphique ci-dessous, la ligne grise représente le total des capitaux sortis des fonds négociés en bourse (FNB) et des fonds communs d’actions et équilibrés. Le creux de chaque marché baissier depuis 1998 est représenté par un losange noir. Les rendements prévisionnels positifs sur un an sont indiqués en vert, tandis que les rendements prévisionnels négatifs sur un an sont indiqués en rouge. Comme vous pouvez le constater, les épargnants ont une habileté surprenante pour retirer de grandes quantités d’argent juste avant le creux d’un marché baissier et ainsi à manquer la reprise.

Par le passé, la capitulation des épargnants a été une bonne indication que le creux était proche, à l’exception d’octobre 2008, lors de la crise financière mondiale, lorsque les sorties de capitaux des fonds ont atteint 87 milliards de dollars. Le creux du marché n’a été atteint qu’en mars 2009. Cependant, même après le sommet des sorties de capitaux, ces dernières sont restées élevées, à près de 100 milliards de dollars, de novembre 2008 jusqu’au creux.

En ce qui concerne le récent recul et la reprise qui a suivi, les épargnants qui ont fait preuve de discipline et qui ont conservé leur répartition d’actif ont vu leur portefeuille récupérer la plus grande partie des pertes. Cependant, ceux qui ont succombé à la peur et à la panique, et ont perdu de vue leur objectif à long terme, ont réalisé ces pertes.

Ce graphique montre les sorties de capitaux des fonds négociés en bourse et des fonds communs d’actions et équilibrés destinés aux particuliers et le rendement prévisionnel sur un an de l’indice S&P 500, de 1998 à 2020.

Après avoir examiné le rendement de plusieurs indices de niveau 1 des secteurs GICS et indices des sous-secteurs, ainsi que le rendement des sociétés, cinq corrélations sont régulièrement établies :

  • Les secteurs cycliques ont dégagé un rendement supérieur à celui des secteurs défensifs.
  •  Les services financiers ont dégagé un rendement supérieur à celui de l’indice global.
  • Les constructeurs résidentiels ont largement devancé l’indice général.
  •  Les actions de valeur se sont mieux comportées que les actions de croissance.
  • Les sorties de capitaux des fonds destinés aux particuliers atteignent généralement leur sommet aux alentours du creux.

En ce qui concerne la reprise actuelle du marché boursier, ces cinq principes se sont matérialisés à divers degrés. Mais, est-ce important que le 23 mars ait marqué le creux?

Lors de la crise financière mondiale, les actions de l’indice S&P 500 ont atteint un creux en octobre 2008, mais elles sont finalement tombées encore plus bas cinq mois plus tard, soit le 9 mars 2009. Lors du krach des sociétés technologiques, l’indice a atteint le creux du marché baissier en octobre 2002, mais il est retombé au même niveau un an plus tard. Si le 23 mars a réellement marqué le creux du marché baissier, cela ne signifie pas que le marché ne reculera pas à nouveau et que la volatilité cessera.

Par le passé, la période au cours de laquelle le marché a atteint son creux pendant une récession s’est étalée sur plusieurs trimestres, et non plusieurs mois ou plusieurs jours. Nous sommes d’avis que ce ne sera pas différent cette fois-ci. Actuellement, le marché évolue probablement en faisant deux pas en avant et un pas en arrière, au gré de la lente réouverture des économies, des résultats des essais de vaccins et de la possibilité de nouveaux différends commerciaux entre les États-Unis et la Chine. L’évolution de chacun de ces risques pourrait servir de catalyseur à la progression ou au recul des marchés au cours des prochains trimestres.

Parallèlement, nous continuons de croire que les cours sont surévalués par rapport aux données fondamentales. Les marchés risquent d’être déçus du rythme de la reprise économique au cours des prochains mois. Par conséquent, notre message ne change pas. C’est le même message depuis quelques mois. Supprimer les émotions de la prise de décision, continuer de faire preuve de rigueur en ce qui a trait à la répartition de l’actif, profiter de l’occasion pour rééquilibrer les portefeuilles et tirer parti des anomalies de cours. Ne vendez pas des placements de qualité à perte pendant les périodes de dégagement et utilisez une stratégie d’achats périodiques par sommes fixes au cours des 6 à 12 prochains mois pour tirer parti de la hausse potentielle du marché, tout en atténuant le risque lié la baisse du marché.

Macan Nia, CFA
Stratège principal des placements

L’augmentation des taux d’intérêt entraîne généralement la diminution des cours obligataires. Plus la durée moyenne des obligations détenues dans un fonds est longue, plus le fonds risque d’être sensible aux fluctuations des taux d’intérêt. Le rendement d’un fonds fluctue en fonction de la variation des taux d’intérêt.

Le risque de change s’entend du risque que la fluctuation des taux de change ait un effet négatif sur la valeur des placements détenus dans un fonds.

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Philip Petursson

Philip Petursson, 

Stratège en chef des placements et chef, Recherche de placements, Marchés des capitaux

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Kevin Headland

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Stratège principal des placements

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Macan Nia

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