Les actions des technologies de l’information ne pouvaient pas poursuivre leur progression éternellement.

La pause marquée par les marchés boursiers ces derniers jours ne devrait pas surprendre les observateurs. Compte tenu des valorisations boursières, surtout dans le secteur des technologies, il ne restait qu’à déterminer quand surviendrait le repli. Toutefois, il reste à voir si le repli se transformera en correction; quoi qu’il en soit, les conditions requises sont réunies. Nous soulignons les trois facteurs qui pourraient influer sur le rendement des marchés boursiers au cours des deux prochains mois.

La progression ne pouvait pas durer éternellement.

Le secteur des technologies de l’information a mené le marché à la baisse au cours des derniers jours. Cela n’est pas surprenant puisque le secteur des technologies a été l’un des deux secteurs qui ont mené le marché depuis le creux du 23 mars (la consommation discrétionnaire est l’autre secteur). En fait, ce sont les secteurs traditionnellement cycliques qui ont mené le rebond du marché après le creux – moins l’énergie, les matières premières, les produits industriels, la consommation discrétionnaire et les technologies. Nous croyons que la reprise du marché est en partie attribuable à l’inflation monétaire créée par la Réserve fédérale des États-Unis (la Fed), à la reprise économique (modeste, mais néanmoins une reprise) et au momentum. Au cours des dernières semaines, on pourrait avancer que c’est le momentum qui a poussé le marché, puisque les données fondamentales ont à peine été prises en compte dans le rebond. Il arrive un moment où les données fondamentales doivent à nouveau être prises en compte et où les valorisations doivent revenir à un niveau raisonnable.

Ce graphique compare les performances, indexées à 100, de l’indice S&P 500 et des secteurs GICS, du 23 mars 2020 au 4 septembre 2020. De nombreux secteurs ainsi que l’indice S&P 500 ont suivi une tendance à la hausse.

Certains pensent que les valorisations supérieures à la moyenne sont viables compte tenu de l’engagement de la Fed à maintenir les taux d’intérêt bas au cours des prochaines années. Nous sommes d’accord jusqu’à un certain point : si les taux d’intérêt et l’inflation tendent à baisser, les valorisations peuvent augmenter; toutefois, il y a des limites. Dans l’ensemble, certains de nos paramètres d’évaluation indiquent que l’indice S&P 500 est surévalué. Selon la « règle des 20 », l’indice S&P 500 se situe actuellement au même niveau qu’en 1987. Une correction semblait inévitable.

Le graphique illustre l’indice des prix à la consommation pour le ratio cours-bénéfice sur 12 mois de l’indice S&P 500, de 1970 à septembre 2020.

La saisonnalité joue contre nous.

Depuis 1950, l’indice S&P 500 dégage son pire rendement mensuel (moyen et médian) en septembre. De plus, septembre est également le mois où le rendement a été le plus souvent négatif (52 % du temps). S’il y a un mois où nous pouvons nous attendre à une plus grande volatilité et à une plus grande probabilité de correction, c’est bien septembre. Toutefois, il est encore trop tôt pour dire qu’il s’agit d’une correction, mais septembre n’est pas un mois favorable aux investisseurs.

Le graphique montre les rendements moyens et médians de l’indice S&P 500 pour chaque mois depuis 1950. Le mois de septembre affiche les pires rendements.
Ce graphique montre, pour chaque mois, le pourcentage de rendements négatifs de l’indice S&P 500, depuis 1950. Le mois de septembre est le mois qui affiche un rendement négatif le plus souvent.

Il ne faut pas oublier l’élection présidentielle aux États-Unis.

Et ce n’est pas tout! Nous avons suggéré que les prochains mois pourraient être particulièrement difficiles pour les investisseurs, car les élections américaines auront lieu en novembre. Au cours des années d’élection présidentielle, le mois d’octobre enregistre le pire rendement mensuel moyen, soit -0,74 %, et le troisième rendement médian le plus faible, soit 0,21 %. Au mois d’octobre, le rendement a été négatif 44 % du temps depuis 1952.

Ce graphique indique les rendements moyens et médians de l’indice S&P 500 pour chaque mois, au cours d’une année d’élection présidentielle aux États-Unis, depuis 1952. Le mois de septembre affiche les pires rendements moyens.
Ce graphique indique le pourcentage de rendements mensuels négatifs de l’indice S&P 500, pour chaque mois, au cours d’une année d’élection présidentielle aux États-Unis, depuis 1952. Le rendement est le plus souvent négatif en janvier, février et juillet, mais il est également souvent négatif en septembre et en octobre.

Pour finir, comme nous l’avons déjà mentionné, nous avons constaté que la reprise qui suit un marché baissier comporte trois phases. La phase d’épuisement survient lorsque les ratios cours-bénéfice atteignent un sommet. Si le ratio cours-bénéfice de l’indice S&P 500 a atteint son sommet, le rendement du marché devrait être inférieur à la moyenne au cours des prochaines années. Les fluctuations actuelles des cours pourraient indiquer que nous sommes entrés dans la phase d’épuisement de ce marché.

Ce graphique compare le cours de l’indice S&P 500 au ratio cours-bénéfice sur 12 mois, de mars 2009 à août 2020. Il existe une corrélation claire entre les deux – le ratio cours-bénéfice évolue dans la même direction que le cours.

Philip Petursson, CIM
Stratège en chef des placements et chef, Recherche de placements, Marchés des capitaux

L’augmentation des taux d’intérêt entraîne généralement la diminution des cours obligataires. Plus la durée moyenne des obligations détenues dans un fonds est longue, plus le fonds risque d’être sensible aux fluctuations des taux d’intérêt. Le rendement d’un fonds fluctue en fonction de la variation des taux d’intérêt.

Le risque de change s’entend du risque que la fluctuation des taux de change ait un effet négatif sur la valeur des placements détenus dans un fonds.

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