Équipe des actions américaines de valeur de base – Revue du marché

Sandy Sanders et l’équipe des actions américaines de valeur de base font le point sur le récent épisode de volatilité boursière

En tant qu’investisseurs à long terme, nous évaluons actuellement consciencieusement les quatre scénarios qui composent notre fourchette de valeurs pour l’ensemble de nos placements pour pouvoir réagir à l’évolution de la demande.Ces scénarios, et plus particulièrement le scénario baissier et le pire scénario pour le moment, nous aident à comprendre ce que le marché anticipe en cette période dominée par la peur et par une aversion extrême au risque.Clairement, ils anticipent une récession longue et prononcée, accompagnée d’une destruction significative, et dans certains cas irrémédiable, de la demande.

Parfois, le plus difficile est de ne pas réagir – ou de ne pas réagir de façon exagérée, selon le cas, mais nous gardons le cap.Jusqu’à présent, l’équipe des actions américaines de valeur de base n’a que légèrement revu son positionnement au cours des turbulences survenues depuis le pic du 19 février.En janvier, elle a pris une partie de ses bénéfices dans les secteurs des services financiers et de la consommation discrétionnaire.L’essentiel a été conservé sous forme de liquidités, mais l’équipe a tout de même pris position dans une société de tours de télécommunications exposée à la croissance de la demande de données mobiles ainsi qu’à la croissance de la 5G et des petites cellules aux États-Unis.Récemment, nous avons pris position dans une banque régionale qui, comme d’autres figurant déjà dans le portefeuille, se négocie à un cours largement inférieur à sa valeur comptable en prévision d’une période de destruction permanente de la demande de prêts et de rendements des capitaux propres structurellement inférieurs à ceux auxquels la société nous a habitués ces dernières années et pires que ceux enregistrés lors de la crise financière mondiale.

Toute l’attention est bien sûr actuellement concentrée sur la destruction de valeur rapportée par les médias, mais nous tenons à souligner que les actions sont dans l’ensemble aussi avantageuses qu’elles l’étaient depuis la peur du ralentissement de la croissance de décembre 2018 et, qu’en raison des récents problèmes de liquidités, les actions se négocient actuellement à un niveau inférieur à leur valeur intrinsèque, comme au début de 2009.En décembre 2018, le marché prévoyait une récession aux États-Unis dont nous ne nous attentions pas à ce qu’elle se matérialise.Cette fois-ci, les perturbations de l’approvisionnement et de la production liées au virus et à la situation du secteur de l’énergie entraîneront probablement une contraction du PIB américain et, par conséquent, une récession officielle.Les perturbations économiques et du marché de l’emploi ne font maintenant plus aucun doute; il reste maintenant à savoir quelle en sera la gravité et combien de temps elles dureront.

Aujourd’hui, nous disposons d’une économie mondiale qui fera front commun pour mettre en place les conditions d’une reprise (au lieu de s’engager dans une guerre commerciale potentiellement longue). Les perturbations causées par le coronavirus seront en outre très vraisemblablement temporaires.L’histoire montre que nous avons raison de croire que la situation ne durera pas (même si elle reste bien sûr sérieuse); pourtant, les marchés des actions anticipent une longue période de faiblesse et de croissance anémique aux États-Unis et à l’échelle mondiale.La présente épidémie de COVID-19 ne devrait pas altérer de façon permanente la façon dont les entreprises et les ménages produisent et consomment des biens et services.L’évolution de la demande pourrait être modifiée dans certains secteurs (voyages, loisirs et services), mais le rêve américain reste selon nous intact et la consommation devrait reprendre progressivement à mesure que les efforts pour endiguer la crise produiront leurs effets.La réponse à la pandémie est sans précédent et nous sommes convaincus que les mesures sanitaires, d’accroissement de la liquidité et de relance budgétaire permettront de mettre fin plus rapidement à la crise actuelle.

La correction boursière actuelle est la plus rapide jamais enregistrée par les marchés financiers américains.Nous nous dirigeons sans l’ombre d’un doute vers une période de dislocation et la croissance record des derniers temps est en train de céder le pas à une période d’incertitude et de détérioration de l’emploi.La reprise pourrait selon nous être tout aussi rapide et nous saluons les mesures exceptionnelles prises par les gouvernements ainsi que les sociétés privées pour endiguer la propagation du virus et assurer la continuité des activités.

Nous effectuons peu d’opérations ces temps-ci, mais nous faisons beaucoup de recherche.L’équipe a été particulièrement occupée au cours des deux dernières semaines : nous avons collectivement eu des échanges avec plus de 75 sociétés (plus de 50 rencontres en personne avant les restrictions de déplacement) au bureau, à l’occasion de multiples conférences dans l’ensemble des États-Unis et par téléphone.Ces rencontres sont une source essentielle d’information sur la gestion de la crise; elles nous offrent en outre une perspective à long terme sur les thèses de placement de l’ensemble des sociétés figurant dans le portefeuille.Même si nos échanges se font maintenant exclusivement par téléphone, ils restent tout aussi productifs.

Compte tenu des récentes fluctuations du marché, nous nous retrouvons à chercher des actions dans un environnement où le choix est vaste, où il existe un grand nombre de titres de sociétés de grande qualité générant des flux de trésorerie en hausse se négociant à 50 % ou 60 % de leur valeur, ce qui représente une décote massive par rapport à leur valeur intrinsèque.Les actions se négocient à des niveaux similaires à ceux observés pendant la crise financière mondiale.Contrairement à ce qui s’était passé en 2008/2009, le système bancaire est maintenant surcapitalisé, les ménages américains ont des économies et sont sous-endettés et le marché de l’habitation est solide et bénéficie d’une demande accumulée.Les entreprises ont pris l’habitude de composer avec les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et les problèmes de distribution ces deux dernières années, elles sont en mesure de se financer à des coûts qui n’avaient jamais été aussi bas et ont toutes les ressources du secteur bancaire, du Trésor américain et de la Fed à leur disposition en cas de besoin.Nous disposons également d’une cohorte de millénariaux qui dépasse maintenant celle des baby-boomers et qui entre sur le marché du travail, s’installe en ménage et qui permettra à la demande de se redresser beaucoup plus vite qu’elle ne l’avait fait au lendemain de la crise financière mondiale.

Une crise sanitaire généralisée, comme une pandémie mondiale, pourrait entraîner une forte volatilité des marchés, la suspension et la fermeture des opérations de change, et affecter le rendement des fonds. Le nouveau coronavirus (COVID-19) perturbe ainsi considérablement les activités commerciales à l’échelle mondiale. Une crise sanitaire, ainsi que d’autres épidémies et pandémies qui pourraient survenir à l’avenir, pourraient avoir des répercussions sur l’économie mondiale qui ne sont pas nécessairement prévisibles à l’heure actuelle. Une crise sanitaire peut exacerber d’autres risques politiques, sociaux et économiques préexistants. Cela pourrait affecter le rendement du fonds, ce qui entraînerait des pertes pour votre placement.

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Sandy Sanders, CFA

Sandy Sanders, CFA, 

Directeur général principal et gestionnaire de portefeuille principal

Gestion de placements Manuvie

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