Il n’est jamais trop tôt pour penser à long terme : comment les investisseurs peuvent s’aligner sur l’objectif de carboneutralité d’ici 2050

Le 6 juillet 2023, la température moyenne mondiale a atteint un sommet historique de 17,23 °C. Malheureusement, à cause des changements climatiques, ce record de chaleur ne tiendra probablement pas très longtemps. En fait, si nous continuons avec les mêmes pratiques en matière d’émissions de gaz à effet de serre (GES), les prévisions sont que la planète se réchauffera de 2,8 °C en moyenne d’ici la fin du siècle. Cela provoquerait une élévation significative du niveau de la mer, une chaleur de plus en plus extrême, un stress important lié à l’eau douce et des événements climatiques plus intenses et plus fréquents.

De plus, les répercussions des changements climatiques se feront très probablement sentir plus tôt que tard. Le Rapport sur les risques mondiaux 2023 du Forum économique mondial indique que six des dix principaux risques pour l’économie mondiale au cours des dix prochaines années sont liés au climat et à l’environnement.

Dix principaux risques mondiaux au cours de la prochaine décennie

Les dix principaux risques pour les dix prochaines années sont les suivants : incapacité à atténuer le changement climatique, échec de l'adaptation au changement climatique, catastrophes naturelles et phénomènes météorologiques extrêmes, perte de biodiversité et effondrement des écosystèmes, migrations involontaires à grande échelle, crises des ressources naturelles, érosion de la cohésion sociale et polarisation sociétale, cybercriminalité généralisée et insécurité cybernétique, confrontation géoéconomique, dommages environnementaux à grande échelle. Six d'entre eux sont liés au climat et à l'environnement.

Source : Forum économique mondial, Enquête mondiale sur la perception des risques 2022-2023.

Le temps pour effectuer des changements fondamentaux et éviter les pires dommages climatiques et l’effondrement de la nature nous est compté. En effet, le consensus scientifique international veut qu’il soit nécessaire d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050 à l’échelle mondiale. Cela représente un objectif ambitieux qui exige des efforts concertés et constants, dès maintenant. De nombreux pays, villes, entreprises et autres institutions ont uni leurs forces pour réduire les émissions mondiales de GES, mais nous croyons que les investisseurs ont aussi un rôle essentiel à jouer dans la réalisation de cet objectif. C’est pourquoi nous approfondissons trois éléments clés qui peuvent aider les investisseurs à long terme à aligner leurs placements sur la réalisation de l’objectif de carboneutralité d’ici 2050 : 

  • Avoir un plan pour réduire toutes les émissions
  • Identifier les chefs de file de la lutte contre les changements climatiques
  • Créer de la valeur pour les entreprises et les actionnaires par l’engagement

Avoir un plan pour réduire toutes les émissions

En termes simples, la carboneutralité signifie que les GES produits par l’activité humaine sont contrebalancés par l’élimination des GES de l’atmosphère. Le terme carboneutralité est important parce qu’il s’agit de l’état dans lequel les changements climatiques se stabilisent. Pour y parvenir d’ici 2050, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime que nous devrons réduire les émissions de GES de 50 % d’ici 2030 à l’échelle mondiale, et réaliser d’autres réductions associées à une capacité accrue d’absorber la pollution.

Les entreprises s’efforcent de relever ce défi pour diverses raisons, notamment pour faire preuve de leadership, tirer parti d’occasions, réduire les risques, anticiper ou respecter la réglementation accrue en matière de réduction des émissions de GES et s’aligner sur les attentes des clients et des investisseurs. Dans tous les cas, les entreprises doivent gérer les émissions à tous les niveaux : les émissions directes (de portée 1), les émissions indirectes (de portée 2) et celles de leur chaîne de valeur (de portée 3).

Les émissions de GES peuvent être classées dans les catégories de portée 1, 2 et 3

Définitions à l’aide de l’exemple d’une entreprise automobile

Portée 1

Produites directement par l’entreprise. Par exemple, le fonctionnement de machines destinées à la construction de voitures dans ses usines produit des émissions de portée 1.

Portée 2

Générées indirectement par l’entreprise. Par exemple, l’utilisation de l’électricité pour chauffer ou refroidir ses bâtiments produit des émissions de portée 2.

Portée 3

Générées dans l’ensemble de la chaîne de valeur d’une entreprise en amont et en aval. Par exemple, les clients qui conduisent les automobiles construites par l’entreprise produisent des émissions de portée 3 pour l’entreprise.

En septembre 2023, environ la moitié des plus de 1 500 entreprises inscrites à l’indice MSCI Monde avaient des objectifs de carboneutralité à atteindre d’ici 2050 ou avant, et la moyenne pondérée des tonnes de GES par million de dollars de revenus a diminué de près de 15 % depuis que l’indicateur a atteint un sommet de 310 tonnes en 2018. Toutefois, nous croyons que la réalisation de la carboneutralité d’ici 2050 nécessite une accélération de cette diminution, laquelle accélération proviendra d’initiatives et de plans axés sur toutes les émissions, y compris celles de portée 3.

Les entreprises ont commencé à réduire leurs émissions de GES

Intensité des émissions (portées 1, 2 et 3 en amont)

Graphique linéaire montrant l'intensité des émissions de 2015 à 2021. Le graphique montre que l'indicateur a atteint son maximum en 2018, soit 310 tonnes de GES par million de dollars de revenus, et qu'il a diminué d'environ 15 % depuis.

Source : S&P/Trust, Gestion de placements Manuvie, en décembre 2020. L’intensité des émissions est calculée sur une base moyenne pondérée en tonnes d’émissions de gaz à effet de serre (GES) par unité vendue (1 000 000 $ US). L'univers est l'indice MSCI Monde.

Les émissions de portée 3 sont les plus difficiles à calculer, mais elles représentent généralement la majeure partie des émissions totales de GES d’une entreprise (plus de 90 % dans certains cas). Selon nous, pour mettre en œuvre une stratégie climatique efficace ou aligner le capital sur l’objectif de carboneutralité d’ici 2050, toutes les émissions doivent être prises en compte, y compris les émissions de portée 3.

Par exemple, un détaillant américain qui nous intéresse particulièrement du point de vue de la transition vers la carboneutralité s’attaque efficacement aux émissions de portée 1 et 2, mais avec 98 % de ses émissions totales résultant des émissions de portée 3, il a un impact environnemental amplifié en mettant en place des mesures pour réduire les émissions de GES parmi ses fournisseurs, son réseau de transport et ses équipementiers. Essentiellement, cela contribue à décarboniser la chaîne de valeur et l’économie dans laquelle il exerce ses activités.

Initiatives du détaillant américain visant à réduire les émissions de portée 3

Fournisseurs

L’une des mesures clés que l’entreprise a établies avec ses fournisseurs est d’éliminer toutes les chaudières à combustibles fossiles utilisées dans le processus de fabrication et de les remplacer par des moteurs électriques plus efficaces.

Transport

Pour gérer les émissions liées à la logistique du transport, l’entreprise se tourne vers les véhicules électriques et réduit son utilisation du fret aérien en privilégiant le transport routier transfrontalier et le fret maritime (le fret aérien émet 47 fois plus de GES que le fret maritime par tonne par mille).

Matières premières

L’entreprise utilise de plus en plus des matériaux durables dans ses produits en développant l’utilisation du polyester recyclé et en remplaçant le coton traditionnel par des matières plus durables.

Pour que le capital soit aligné sur l’objectif de carboneutralité d’ici 2050, il est important que les investisseurs à long terme s’assurent que les entreprises composant leur portefeuille disposent d’un plan clair et efficace visant à réduire les émissions de portée 3. Après tout, les émissions de portée 3 d’une entreprise correspondent aux émissions de portée 1 et 2 d’une autre, et pour les entreprises qui comptent des milliers de fournisseurs et des millions de clients, l’effet d’entraînement peut être puissant.

Identifier les chefs de file de la lutte contre les changements climatiques 

Pour nous, les chefs de file de la lutte contre les changements climatiques sont les entreprises qui sont prêtes pour un monde qui passe à une économie carboneutre. Nous les classons en trois groupes principaux :

  1. Entreprises axées sur les technologies propres
  2. Entreprises en transition
  3. Entreprises à faibles émissions

1 Entreprises axées sur les technologies propres

Bien qu’il soit indéniable que les technologies propres, comme l’énergie renouvelable et les véhicules électriques, sont au cœur de la transition vers une économie à faibles émissions de carbone, le principal défi pour les investisseurs soucieux du climat à l’égard de ce groupe est de trouver des entreprises qui seront bien positionnées dans un avenir à faible teneur en carbone et qui pourront être achetées à des valorisations attrayantes à court terme.

Avec des initiatives comme l’accord bipartisan sur les infrastructures aux États-Unis et le Pacte vert pour l’Europe visant en partie à accélérer la transition vers les technologies propres, l’enthousiasme du marché pour les technologies propres a atteint de nouveaux sommets au cours des dernières années. Toutefois, il est important de garder à l’esprit que de nombreuses entreprises axées sur les technologies propres en sont encore dans les premiers stades de développement (démarrage ou croissance). Cela signifie que bon nombre d’entre elles ont des flux de trésorerie négatifs, ne bénéficient pas d’économies d’échelle et sont loin d’arriver à maturité. De plus, le nombre d’entreprises inscrites à l’indice MSCI Monde qui tirent au moins 50 % de leurs revenus des technologies propres est seulement de 47. Par conséquent, des sommes importantes ont été investies dans relativement peu de titres, ce qui a contribué à augmenter les valorisations au fil du temps.

Pour élargir l’univers de placement dans le secteur des technologies propres, les investisseurs peuvent aussi trouver des occasions auprès des entreprises qui ont des revenus modestes, mais croissants générés par les technologies propres : par exemple, à hauteur de 20 % aujourd’hui, mais dont les perspectives à long terme annoncent qu’elles pourraient réaliser plus de 50 % de leurs revenus au moyen de technologies propres et représenter un acteur important dans l’économie du futur à faibles émissions de carbone.

Les entreprises axées sur les technologies propres présentent des caractéristiques d’entreprises dans les premiers stades de développement

Statistiques fondamentales, valeurs médianes

 

Nombre d’entreprises

Ratio C/B

Rendement des flux de trésorerie disponibles

Chiffre d’affaires

Entreprises axées sur les technologies propres (plus de 50 % des revenus tirés des technologies propres)

47

20,9

1,7 %

4,5 G$

Entreprises dont les revenus tirés des technologies propres se situent entre 20 % et 50 %

71

17,2

3,0 %

22,3 G$

Source : Gestion de placements Manuvie, Bloomberg, MSCI, au 10 octobre 2023. L’univers correspond à l’indice MSCI Monde. Le ratio cours-bénéfice (C/B) compare le cours d’une action avec son résultat par action.

Pour atteindre la carboneutralité, les nouvelles entreprises axées sur les technologies propres doivent croître et réussir, mais les entreprises établies et à maturité d’aujourd’hui doivent également intégrer à leurs systèmes et processus existants des solutions de technologies propres. Les investisseurs peuvent soutenir ces deux types d’entreprises.

2 Entreprises en transition

Bien que les investisseurs puissent choisir différentes voies pour soutenir efficacement la transition vers une économie à faibles émissions de carbone, selon le GIEC et tel qu’il est inscrit dans l’Accord de Paris, il n’y a pas de place pour les combustibles fossiles dans un contexte de réchauffement de 1,5 °C. C’est pourquoi les fonds article 9 qui comportent un objectif climatique en vertu du Règlement européen sur la publication d’informations de durabilité dans le secteur des services financiers, ainsi que de nombreux investisseurs qui souhaitent s’aligner sur l’objectif de carboneutralité d’ici 2050, écartent les secteurs dont les émissions sont difficiles à réduire tels que celui des combustibles fossiles.

Cependant, il existe des entreprises et secteurs qui, tout en ayant des émissions de GES plus élevées aujourd’hui, ont aussi des plans de transition vers une économie à faibles émissions de carbone crédibles et audacieux qui permettront la décarbonisation tout au long de leur chaîne de valeur. Ces entreprises devraient avoir une incidence importante sur la décarbonisation de segments de notre économie si elles réussissent leur transition.

À ce titre, nous croyons qu’il est essentiel que les entreprises en transition aient établi une cible fondée sur la science, car cela nous permet de savoir à quel point une entreprise est engagée dans son parcours de réduction des émissions et de suivre ses progrès au fil du temps.

Une cible fondée sur la science correspond à un objectif en matière de durabilité, de climat ou de réduction des émissions de GES d’une entreprise qui répond à trois critères :

  • Elle comporte une voie de réduction des émissions clairement définie;
  • Elle comporte une quantité et une année de référence définies, ainsi qu’une date cible (p. ex., réduire les émissions absolues de GES de 50 % d’ici 2030);
  • Elle est conforme à ce qui, selon les dernières données scientifiques sur le climat, est nécessaire pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, à savoir limiter le réchauffement climatique nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et poursuivre les efforts pour limiter cette augmentation à 1,5 °C.

Les entreprises en transition doivent réduire leurs émissions de carbone de manière significative si elles veulent contribuer à un avenir à faible teneur en carbone et être compétitives à long terme. Pour les investisseurs, l’essentiel est de surveiller la transition et de récompenser les entreprises qui font partie de la solution de façon proactive.

3 Entreprises à faibles émissions

Les entreprises de secteurs intrinsèquement à faibles émissions de carbone, comme les services financiers, la technologie et les produits pharmaceutiques, sont souvent au cœur des stratégies d’investissement axées sur le climat, mais il existe des critères qui peuvent aider à identifier les chefs de file de la lutte contre les changements climatiques, quel que soit le secteur d’activité. Voici quelques exemples :

Au-delà de la carboneutralité

Bien que les entreprises à faibles émissions puissent avoir une longueur d’avance en raison de la nature de leurs activités (certaines étant déjà carboneutres), elles ne peuvent pas pour autant interrompre la réduction de leurs émissions de GES.

 

Pour atteindre la carboneutralité à l’échelle mondiale, certaines entreprises devraient viser à être carbonégatives si elles partent de moins loin et explorer les possibilités d’absorber et d’encourager les réductions d’émissions excédentaires directement ou tout au long de leur chaîne de valeur.

Au-delà des émissions de GES

La réduction des émissions de GES est largement considérée comme le principal outil de lutte contre les changements climatiques, mais il existe d’autres enjeux synergiques, comme la gestion de l’eau et la protection de la nature, que les entreprises devraient inclure dans leurs plans de lutte contre les changements climatiques.

Leadership

Il s’agit notamment d’assumer un rôle de chef de file au sein du secteur, d’être un exemple pour ses pairs, de participer à la recherche et à la normalisation par la collaboration et de montrer que la rentabilité et le rendement environnemental supérieur vont de pair dans le monde d’aujourd’hui.

Qu’il s’agisse d’innover dans le domaine des technologies propres, de s’attaquer aux émissions tout au long de leur chaîne de valeur ou de mener des initiatives pour résoudre les problèmes climatiques au-delà des émissions, les chefs de file de la lutte contre les changements climatiques sont, en bref, des entreprises qui sont à l’avant-garde de la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Il est important que les investisseurs soucieux du climat s’assurent qu’ils sont en mesure de devenir et de demeurer des chefs de file à cet égard au fil du temps, et nous pensons que la meilleure façon de le faire est par l’engagement.

Créer de la valeur pour les entreprises et les actionnaires par l’engagement

Les investisseurs soucieux du climat ont généralement deux objectifs de placement : atténuer les changements climatiques et générer de solides rendements. Nous croyons que des pratiques saines d’engagement (p. ex., des communications avec la direction des entreprises et les conseils d’administration et le vote par procuration) peuvent les aider à atteindre ces deux objectifs à long terme.

Des entreprises du monde entier et de différents secteurs prennent des engagements envers la carboneutralité et fixent des objectifs d’émissions de plus en plus ambitieux. Cependant, il est difficile de garder le cap de la carboneutralité et l’établissement d’objectifs n’est que la première étape. Les entreprises doivent également réaliser ces objectifs et nous croyons qu’un actionnariat actif peut les aider à atteindre le bon rythme dans leur parcours de réduction des émissions, de façon à ce que la résilience financière ne soit pas compromise.

Les investisseurs sont en mesure d’influer sur la manière dont les entreprises gèrent les émissions de GES

Infographie montrant comment les investisseurs peuvent aider les entreprises à réduire leurs émissions grâce à un actionnariat actif. La réduction des émissions de gaz à effet de serre est un processus long et complexe qui nécessite une collaboration continue entre les investisseurs et les entreprises.

Source : Gestion de placements Manuvie. À titre indicatif seulement.

Lorsque nous nous engageons auprès d’entreprises du point de vue de la durabilité, nous nous intéressons souvent aux cibles fondées sur la science, à la mesure des émissions de GES et à la production de rapports à leur sujet, à la supervision par le conseil d’administration de la gestion des risques climatiques et aux actions qui peuvent contribuer à améliorer les pratiques environnementales des entreprises et à créer de la valeur pour les actionnaires. Par exemple, nous sommes intervenus auprès d’une entreprise mondiale de services professionnels, car nous craignions une sous-estimation de ses revenus générés par les technologies propres selon son approche actuelle. L’entreprise s’est engagée à établir une cible fondée sur la science et à faire faire un audit indépendant de ses revenus générés par les technologies propres afin que les intervenants sur le marché puissent mieux évaluer la qualité de l’entreprise.

Pour aligner le capital sur l’objectif de carboneutralité d’ici 2050, il est important que les investisseurs choisissent des entreprises qui ont une vision claire de comment atteindre leurs objectifs, et ce, dans le cadre d’une économie verte qui présentera très probablement des règles et des risques très différents. Cependant, nous croyons que les investisseurs ont aussi un rôle à jouer pour les guider et les aider à maintenir le cap en ce qui concerne la trajectoire de leurs émissions.

Garder le cap

Les répercussions des changements climatiques obligent notre société à s’adapter et à réduire ses émissions de GES. Bien que le virage carboneutre soit déjà bien amorcé, il doit également s’accélérer considérablement pour que les entreprises et les gouvernements puissent atteindre leurs objectifs de carboneutralité d’ici 2050. Par conséquent, les gouvernements, les entreprises et les citoyens continuent d’adopter de nouvelles réglementations et de nouveaux comportements respectueux de l’environnement. Cependant, nous pensons qu’il est impossible d’atteindre la carboneutralité sans la contribution des investisseurs.

Selon nous, contribuer à un avenir durable en tant qu’investisseur n’implique pas de faire des compromis sur le rendement; il s’agit plutôt d’investir dans des chefs de file de la lutte contre les changements climatiques qui ont l’ambition de faire partie de la transition vers une économie à faibles émissions et qui, à notre avis, tiendront leurs promesses. Il y aura certainement des obstacles le long de la route vers la carboneutralité d’ici 2050, mais si nous avançons tous dans la même direction, il est possible de maintenir le cap vers cet objectif ambitieux.

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Alyson J. Slater

Alyson J. Slater, 

Chef, Investissement durable Canada, Marchés publics, Gestion de placements Manuvie

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Patrick Blais, CFA, FSA

Patrick Blais, CFA, FSA, 

Gestionnaire de portefeuille principal, Gestion des actions fondamentales, Gestion de placements Manuvie

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