Les investisseurs devraient-ils s’inquiéter de l’inflation des prix des aliments?

Au cours des dix dernières années, l’enjeu de l’inflation des prix des aliments n’a pas préoccupé les marchés financiers; cela pourrait toutefois changer à brève échéance.

Matière à réflexion

Les prix des aliments ont, pour de nombreuses raisons, connu une nette tendance à la baisse au cours des dix dernières années et ont été largement distancés par ceux d’autres produits de base et catégories d’actif. Bien que les prix des aliments aient augmenté au second semestre 2020, les projections à long terme de l’Organisation de coopération et de développement économiques donnent à penser que les prix réels des aliments resteront aux niveaux actuels ou seront inférieurs à ces niveaux pendant les dix prochaines années1. Notre point de vue est un peu différent : selon nous, les prévisions générales sous-évaluent le risque d’une autre flambée des prix des aliments.

Après avoir été discrète pendant dix ans, l’inflation des prix des aliments revient en force (%)

Diagramme présentant une comparaison des rendements cumulés de différentes catégories d’actif pendant deux périodes, soit une période de six mois et une période de dix ans terminées le 4 décembre 2020. Ce diagramme montre que les rendements cumulatifs sur dix ans de cultures vivrières comme celles du sorgho, du soya, du blé, du café et du sucre sont négatifs, alors qu’ils ont été positifs au cours des six mois terminés le 4 décembre 2020.

Sources : Bloomberg, Gestion de placements Manuvie, au 4 décembre 2020. Les barres vertes représentent les rendements cumulatifs sur dix ans de diverses catégories d’actif. Les barres bleues correspondent aux rendements cumulatifs sur six mois des produits de base hors métaux (les denrées alimentaires).

En général, l’inflation des prix des aliments touche particulièrement le groupe à faible revenu puisque le panier d’épicerie représente une part plus élevée du revenu des ménages de ce groupe. Une forte hausse imprévue de l’inflation des prix des aliments pourrait donc élargir l’écart de revenus entre riches et pauvres, ce qui envenimerait une situation déjà aggravée par l’épidémie de COVID-19.

Les politiques mises en place pour amortir les dégâts économiques causés par la pandémie ont, jusqu’à maintenant, contribué à empêcher une crise financière, mais il importe de reconnaître que l’assouplissement quantitatif – un élément charnière de la réponse mondiale à la pandémie – accentue les inégalités de revenu à cause de l’inflation des prix des biens. À notre avis, les effets combinés d’une période prolongée d’inflation des prix des aliments et d’autres formes de mauvaise inflation plomberont la demande globale, ce qui assombrira les perspectives de croissance mondiale.

Comprendre l’établissement des prix des aliments – dynamique de l’offre et de la demande

Hausse des prix des produits de base depuis avril 2020

Graphique illustrant l’évolution de l’indice Bloomberg Agriculture Spot de janvier 2010 à décembre 2020. Le graphique montre que cet indice, qui mesure neuf cultures agricoles, augmente constamment depuis avril 2020 et que sa progression n’a que légèrement ralenti à la fin de 2020.

Sources : Macrobond, Gestion de placements Manuvie, au 30 décembre 2020.

La pandémie de COVID-19 a fait bondir l’inflation des prix des aliments mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC), celle-ci ayant été propulsée par la hausse de la demande de produits d’épicerie et un changement dans les habitudes de consommation des repas, qui étaient pris au restaurant et à l’école, et le sont maintenant à la maison. Les gouvernements ont aussi constitué des réserves d’aliments stratégiques pour protéger leurs économies contre d’autres perturbations de l’approvisionnement. Du côté de l’offre, la pandémie a provoqué la fermeture des usines de transformation des aliments et a perturbé le commerce mondial. Des événements météorologiques extrêmes – allant des sécheresses aux États-Unis, en Russie et au Brésil aux inondations en Chine, au Vietnam, en Malaisie et en Indonésie – ont également nui aux récoltes et aux chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, exerçant une poussée sur les prix des cultures. L’indice Bloomberg Agriculture Spot, qui mesure les prix de neuf cultures, a progressé d’environ 30 % depuis la fin d’avril et a atteint des sommets inégalés en près de quatre ans, inversant une tendance à la baisse des prix mondiaux des aliments observée depuis près de dix ans2.

L’inflation des prix des aliments a invariablement devancé l’inflation globale l’an dernier (%)
Graphique illustrant les disparités entre l’inflation des prix des aliments et l’IPC global dans différentes économies, soit l’Inde, l’Australie, la zone euro, la Chine, le Japon, les États-Unis et le Mexique. Ce graphique montre que l’inflation des prix des aliments a fréquemment dépassé l’inflation globale l’an dernier.

Sources : Macrobond, Gestion de placements Manuvie, au 30 décembre 2020.

Cela dit, il importe de noter qu’une tendance à la hausse de l’inflation des prix des aliments avait été observée avant la pandémie. Le survol de l’inflation des prix des aliments (mesurée par l’IPC) dans un large éventail d’économies le confirme. Au Mexique, par exemple, l’inflation des prix des aliments mesurée par l’IPC a distancé de 4,6 points de pourcentage l’inflation globale mesurée par l’IPC. Au troisième trimestre de 2018, l’inflation des prix des aliments mesurée par l’IPC a été inférieure de 2,4 points de pourcentage à l’inflation globale mesurée par l’IPC².

Facteurs structurels de l’offre et de la demande

Selon nous, les marchés ont sous-évalué les risques liés à l’inflation des prix des aliments et l’écart grandissant des revenus.

Principaux facteurs structurels de la demande

La croissance démographique et l’augmentation des revenus dans les marchés émergents aiguisent l’appétit pour les protéines dans ces économies. Il n’est pas étonnant que l’élasticité-revenu de la demande de protéines soit nettement plus forte dans les ménages ayant peu de ressources que dans les ménages nantis. La demande de protéines dans les ménages des marchés développés augmente également en raison de la popularité grandissante des régimes alimentaires à base de végétaux, attribuable aux préoccupations croissantes que suscitent la protection de l’environnement et l’obésité.

Selon nous, les marchés ont sous-évalué les risques liés à l’inflation des prix des aliments et l’écart grandissant des revenus.

Principaux facteurs structurels de l’offre

De nombreux facteurs contribuent à plafonner l’offre alimentaire. La baisse des prix des aliments enregistrée pendant de nombreuses années a eu un effet dissuasif sur les nouveaux investissements en agriculture à un point tel que la progression de l’offre agricole n’a pas suivi le rythme de la demande; l’approvisionnement en eau et les terres arables ont diminué (en raison, dans le premier cas, du réchauffement planétaire et, dans le second, de l’érosion, de la pollution et de la surexploitation agricole), ce qui limite la croissance de la production alimentaire mondiale; l’urbanisation et l’industrialisation – en particulier dans les marchés émergents – exposent les terres nécessaires pour l’agriculture à de nouvelles sources de concurrence; enfin, la fréquence des événements météorologiques extrêmes tels que les invasions de ravageurs, les inondations et les feux de brousse s’intensifie parallèlement aux préoccupations liées aux changements climatiques, ce qui nuit aux récoltes.

Les inégalités et la distribution des aliments

Des recherches réalisées par le Programme alimentaire mondial des Nations Unies font ressortir que le nombre de gens en situation d’insécurité alimentaire aiguë pourrait avoir doublé pour atteindre près de 265 millions de personnes l’an dernier à cause de la COVID-19³. Par ailleurs, selon les prévisions d’Oxfam, 12 000 personnes meurent de faim chaque jour en raison de la pandémie⁴.

À vrai dire, la sécurité alimentaire posait déjà problème avant la crise sanitaire et, comme dans le cas de nombreux autres enjeux, la COVID-19 a simplement mis en lumière cette vulnérabilité. La sécurité alimentaire n’est pas un problème propre aux économies pauvres : c’est une problématique de plus en plus répandue dans les pays riches. Aux États-Unis, par exemple, près de 28 millions d’adultes – soit 13 % de la population adulte totale de ce pays – ont déclaré qu’il arrivait parfois ou souvent que leur ménage n’ait pas de nourriture en quantité suffisante5. Le recours aux banques alimentaires s’est accru pendant la pandémie et, à cause des fermetures des établissements d’enseignement, des enfants qui dépendaient de l’école pour avoir un repas quotidien souffrent de la faim.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a défini quatre piliers en matière de sécurité alimentaire :

  1. la disponibilité alimentaire, c’est-à-dire la production, la distribution et le commerce des aliments;
  2. l’accès à l’alimentation, qui s’entend de l’abordabilité, de la diversification et de la répartition des aliments;
  3. l’utilisation des aliments, c’est-à-dire la qualité et la salubrité des aliments;
  4. la stabilité de l’approvisionnement, soit la capacité de se procurer des aliments en permanence.

Les inégalités de revenu et de classe ont une incidence directe sur l’accès aux aliments produits. D’après l’économiste indien Amartya Sen – prix Nobel d’économie en 1998 pour ses travaux sur l’économie du bien-être –, la famine n’est pas attribuable au manque de disponibilité, mais au fait que les gens n’ont pas l’argent et, élément important, le pouvoir nécessaires pour accéder aux aliments produits⁶. L’Afrique est un bon exemple : depuis 2000, la faim sur le continent africain – dont témoigne la prépondérance de la sous-alimentation – a augmenté de 25,8 % bien que la production alimentaire se soit simultanément accrue de 8,6 % par personne⁷.

Les inégalités ne sont pas un phénomène nouveau, mais elles se sont accentuées au cours de la dernière décennie en raison de quelques nouveaux facteurs :

  • des programmes budgétaires et de développement qui accroissent l’endettement et l’austérité dans les pays pauvres. Ces programmes s’accompagnent en général de l’élimination des subventions des aliments, de la hausse des prix des services publics, de l’érosion des salaires, de la libéralisation du commerce et des marchés, de la déréglementation et de la privatisation des biens appartenant aux États. Ces politiques mènent inexorablement à l’alourdissement de l’endettement, à la stagnation économique et au chômage, ce dernier facteur rendant l’accès à l’alimentation encore plus difficile pour les franges marginalisées de la population. Enfin, et cela est crucial, les politiques de cette nature ont tendance à renforcer le pouvoir ou le contrôle que les grandes sociétés exercent sur la production et la distribution des aliments; ainsi, les accords de libre-échange protègent en général les grandes sociétés et limitent l’intervention des pouvoirs publics.
  • La spéculation alimentaire : La succession des vagues d’assouplissement quantitatif mondial et la stagnation économique des 13 dernières années ont créé des conditions de faibles rendements, ce qui incite les investisseurs à se tourner vers des moyens non traditionnels pour obtenir des rendements. Cela accélère l’augmentation de la spéculation financière, qui se répercute sur le marché des produits de base et, de ce fait, concourt à une volatilité plus grande des prix mondiaux des produits alimentaires.
  • L’accaparement des terres : L’investissement direct étranger, par exemple l’achat de droits fonciers et d’aménagement du territoire, joue fréquemment un rôle important dans l’essor des économies en développement; faute d’une réglementation adéquate, cependant, les accords risquent de laisser les économies hôtes encore plus endettées envers les pays étrangers. Ces opérations peuvent aussi être néfastes pour les ménages parce qu’elles réduisent purement et simplement leur contrôle des processus de production alimentaire. Dépossédés de leurs terres, les agriculteurs perdent non seulement l’accès à leurs cultures, qui ne représente pas juste une perte de revenus et de moyens de subsistance, mais aussi une importante source d’approvisionnement alimentaire. De plus, la dégradation de l’environnement est menacée par l’urbanisation.
  • Les préoccupations suscitées par la sécurité alimentaire, l’instabilité sociale et le renforcement du protectionnisme commercial : Plus que n’importe quel autre type de produit de base, les aliments revêtent une importance stratégique du point de vue de la sécurité nationale, compte tenu de la possibilité que des pénuries alimentaires provoquent l’agitation sociale. La dernière hausse prolongée des prix des aliments remonte à 2011 et a été l’une des causes du Printemps arabe. Les gouvernements sont incités, à juste titre, à jouer un rôle actif pour réduire au minimum les pénuries alimentaires. Leur intervention pourrait prendre la forme de mécanismes de contrôle des prix (politique intérieure) ou de protectionnisme commercial (politique étrangère) ou encore d’une combinaison des deux types de mesures. Dans le contexte de la mondialisation, cependant, les tentatives de protection des intérêts d’une économie peuvent créer des distorsions dans l’équilibre mondial de l’offre et de la demande. Selon nous, une augmentation même modérée des prix mondiaux des aliments pourrait déclencher l’escalade du protectionnisme commercial en agriculture.
  • Fardeaux d’endettement élevés : Les économies dans lesquelles le secteur privé aussi bien que le secteur public sont lourdement endettés – qui sont déjà vulnérables à la hausse des prix des aliments – seront fragilisées davantage par une flambée des prix des aliments. Le cas échéant, les ménages disposeront d’un revenu moindre pour se procurer des aliments, les entreprises disposeront d’une marge de manœuvre plus étroite pour effectuer des investissements agricoles et les gouvernements auront une moins grande latitude budgétaire pour absorber des prix plus élevés par la voie de programmes de subvention des aliments et d’autres dépenses budgétaires. Dans les conditions actuelles, cela est d’autant plus important que la COVID-19 a fait croître l’endettement à l’échelle mondiale.

Cotes Z – quelles sont les économies les plus susceptibles d’être touchées par l’inflation des prix des aliments?

Pour mesurer objectivement quelles économies seraient les plus vulnérables à l’inflation des prix des aliments, nous avons attribué des cotes Z⁸ à 31 économies ou régions – que nous suivons de manière continue et qui, à notre avis, sont représentatives de l’économie mondiale – en fonction des moyennes sur plusieurs années des variables ci-dessous qui, pensons-nous, sont de bons indicateurs de l’exposition à la volatilité des prix des aliments :

  • Prépondérance de la sous-alimentation
  • Exportations nettes d’aliments, exprimées en pourcentage du PIB
  • Ressources hydriques renouvelables
  • Disponibilité de terres arables
  • PIB par habitant
  • Consommation alimentaire des ménages, exprimée en pourcentage de leurs dépenses

Ayant calculé des cotes Z composées à partir de chacune de ces variables, nous avons constaté que parmi les 31 grandes économies ou régions dont nous avons effectué le suivi, les plus vulnérables aux hausses de prix des aliments (celles dont les cotes Z sont les plus élevées) sont les Philippines, l’Inde, l’Indonésie, le Vietnam et la Chine. Les moins vulnérables (celles dont les cotes Z sont les plus basses) sont l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et les États-Unis.

Cotes Z – quelles sont les économies les plus susceptibles d’être touchées par l’inflation des prix des aliments?

Tableau des calculs des cotes Z, indiquant le classement des économies qui seront vraisemblablement les plus touchées par l’inflation des prix des aliments, par ordre décroissant de vulnérabilité. Selon les calculs de Gestion de placements Manuvie, qui reposent sur des données publiquement disponibles de décembre 2019, les Philippines, l’Inde, l’Indonésie, le Vietnam et la Chine sont les économies les plus vulnérables à un bond de l’inflation des prix des aliments. À l’inverse, les États-Unis, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Canada et l’Australie seraient les moins touchés.
Source : Banque mondiale, Global Food Security 2018 de l’EIU, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, Gestion de placements Manuvie, décembre 2019. Les résultats indiqués s’appuient sur le calcul de la cote Z de 31 économies qui fournissent une vue d’ensemble de l’économie mondiale. La cote Z est établie en fonction des moyennes sur plusieurs années de la prépondérance de la sous-alimentation; des exportations nettes d’aliments en pourcentage du PIB; des prélèvements d’eau à des fins agricoles en pourcentage du total des ressources hydriques renouvelables; du total des ressources hydriques internes renouvelables par habitant; des terres arables (hectares par personne); du PIB par habitant; et de la consommation alimentaire des ménages, exprimée en pourcentage de leurs dépenses.

Principaux points à retenir de nos calculs :

  • L’Asie reste plus vulnérable que les autres régions à l’augmentation de l’inflation des prix des aliments.
  • Il est logique de s’attendre à ce que les économies ou régions les plus exposées aux pénuries alimentaires intensifient leurs efforts pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement en aliments et en eau à l’échelle mondiale.

Conséquences

Les prix des aliments ne paraissent peut-être pas aussi pertinents pour les marchés mondiaux que les décisions de la Réserve fédérale des États-Unis ou l’annonce de vastes programmes de stimulation budgétaire, mais il faut se rappeler que les crises alimentaires et les pénuries d’eau potable représentent du point de vue des investissements des risques de taille, dont la portée économique, sociale et géopolitique serait considérable.

Selon nous, les marchés sous-évaluent les risques associés à l’inflation des prix des aliments et à l’élargissement des écarts de revenus; les appels à la mobilisation pour s’attaquer au problème chronique de la faim par une réforme structurelle nécessaire de l’économie et des institutions, dont la redistribution de la richesse et du pouvoir, se feront plus pressants. Dans un contexte où ces enjeux gagnent en importance, le risque politique pourrait s’accentuer, en particulier dans les zones du monde où la faim, exacerbée par le choc de la COVID-19, est criante.

Renseignements importants

Organisation de coopération et de développement économiques, décembre 2020. 2 Macrobond, au 4 décembre 2020. Programme alimentaire mondial des Nations Unies, 21 avril 2020. 4 « D’ici la fin de l’année, 12 000 personnes pourraient mourir de faim chaque jour à cause du Covid-19, potentiellement plus que les victimes du virus lui-même, avertit Oxfam », Oxfam, 9 juillet 2020. 5 « Tracking the COVID-19 Recession’s Effects on Food, Housing, and Employment Hardships », Center on Budget and Policy Priorities, 15 janvier 2021. 6 Poverty and Famines: An Essay on Entitlement and Deprivation, Amartya Sen, 1981. 7 Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, 30 novembre 2020. 8 Une cote Z correspond à la position d’une valeur, c’est-à-dire sa distance, par rapport à la médiane (moyenne). Elle est mesurée en fonction des écarts types par rapport à la médiane.

Une crise généralisée dans le secteur de la santé, comme une pandémie mondiale, pourrait entraîner une forte volatilité des marchés, la suspension et la fermeture des opérations de change, et affecter le rendement du portefeuille. Le nouveau coronavirus (COVID-19) perturbe ainsi considérablement les activités commerciales à l’échelle mondiale. Une crise sanitaire ainsi que des épidémies et pandémies futures pourraient avoir, sur l’économie mondiale, des répercussions qui ne sont pas nécessairement prévisibles à l’heure actuelle. Une crise sanitaire peut exacerber d’autres risques préexistants, qu’ils soient politiques, sociaux ou économiques. Cela pourrait nuire au rendement du portefeuille, ce qui entraînerait des pertes sur votre placement.

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Sue Trinh

Sue Trinh, 

Chef, Stratégie macroéconomique, Asie, équipe Solutions multiactifs

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