Des occasions de placement dans les titres à revenu fixe émergent avec la volatilité des marchés

Fondé sur un épisode de Balado acoustique sur les placements mettant en vedette Philip Petursson et des membres de l’équipe Stratégie des marchés des capitaux de Gestion de placements Manuvie. Comme toujours, il est recommandé aux investisseurs de consulter un spécialiste qui évaluera leur situation personnelle.

Lorsque les marchés financiers mondiaux ont vacillé en réaction à la pandémie de coronavirus en mars 2020, il était impossible de savoir à quel niveau et quand ils finiraient par se stabiliser. Il faudrait plusieurs semaines pour que la volatilité s’estompe et s’établisse à des niveaux plus habituels avec l’arrivée d’une aide financière d’urgence de la Réserve fédérale américaine (la Fed). Les marchés des capitaux ont favorablement accueilli les liquidités de la Fed, qui ont permis aux actions de se redresser en avril et contribué à éviter que la crise sanitaire qui se poursuivait ne dégénère en crise financière.

Depuis, bon nombre des restrictions mises en place pour aplatir la courbe des infections ont été levées, et d’autres secteurs de l’économie commencent à rouvrir leurs portes dans l’espoir d’un retour à la normale, ou du moins d’une nouvelle version acceptable de la normalité.

Bien que, d’une certaine façon, tout ait été touché par les mêmes événements sans précédent, les avantages de la volatilité des marchés peuvent prendre la forme d’occasions de placement uniques qui ne se seraient peut-être pas présentées dans un contexte normal.

Dans un récent épisode de Balado acoustique sur les placements, Philip Petursson et ses invités de l’équipe Stratégie des marchés des capitaux de Gestion de placements Manuvie ont cité quelques exemples d’occasions sur le marché pour les investisseurs, plus précisément sur le marché des titres à revenu fixe, y compris les sociétés en défaut et les anges déchus (sociétés de catégorie investissement qui ont été reléguées aux obligations à rendement élevé en raison de la baisse de leurs revenus, de l’augmentation de leur endettement ou des conditions défavorables du marché).

« Les anges déchus peuvent offrir des occasions uniques pour un gestionnaire de titres à revenu fixe, a dit Philip Petursson. Certaines sociétés peuvent être injustement regroupées sous cette catégorie en raison des conditions du marché, et c’est souvent là que se trouvent les occasions. Certains anges déchus peuvent être bien capitalisés et capables de résister aux creux du marché, mais leur obligation pourrait se négocier à 0,80 $ par dollar sur le marché obligataire. Il s’agit d’une position intéressante. Vous pourriez ainsi souscrire une obligation à cinq ans assortie d’un coupon de 5 % à 6 % — qui se négocierait en deçà de sa valeur — et qui, si elle était maintenue jusqu’à l’échéance, produirait un gain substantiel. »

Tom Goggins, gestionnaire de portefeuille principal et directeur général principal à Gestion de placements Manuvie, a donné un autre exemple qui est ressorti des fluctuations des marchés obligataires : « Les rendements des obligations à rendement élevé que vous pouvez obtenir en un an ou un an et demi sont exceptionnels. C’est pourquoi augmenter la pondération des obligations de sociétés à rendement élevé et de catégorie investissement semblait aussi attrayant plus tôt cette année et a rapidement entraîné une augmentation de leur valeur après une liquidation plus générale des obligations en mars, a-t-il dit. Delta Airlines est un bon exemple d’ange déchu qui est passé d’un triple B à un double B et qui a mis en circulation une obligation à cinq ans dont le taux pouvait s’établir à 6,75 %. Il s’agissait d’une occasion de placement extrêmement intéressante pour une société d’un secteur durement touché, mais qui devrait se redresser avec l’amélioration de l’économie. »

Ne rejetez pas les défaillances

Bien que les anges déchus puissent présenter des occasions opportunes pour les investisseurs avertis, ils peuvent présenter un risque élevé de défaillances qui augmente lorsque l’économie plonge en récession.

« Au cours de la dernière année, les taux de défaillance ont grimpé à 4,7 %, un niveau non atteint depuis le sommet de la crise financière il y a dix ans. En avril, un record mensuel de 19 sociétés se sont placées sous la protection de la loi sur les faillites. De plus, le nombre de défaillances au milieu de 2020 était déjà au sixième rang des taux les plus élevés jamais enregistrés pour toute une année¹ », indique Kevin Headland, stratège principal des placements à Gestion de placements Manuvie.

Toutefois, les défaillances ne se valent pas toutes. Elles peuvent différer et susciter l’intérêt des investisseurs selon la nature des difficultés auxquelles fait face la société, comme Philip Petursson l’a expliqué.

« Les circonstances entourant la réaction à la COVID-19, comme le grand nombre de défaillances que nous observons, tiennent au fait qu’il y aura toujours des occasions à saisir – et cela vaut pour tout contexte de marché.

Le fait de pouvoir, comme nos gestionnaires de portefeuille, déterminer quelles sociétés sont moins susceptibles de manquer à leurs obligations peut révéler des placements intéressants, car un taux de défaillance plus élevé ne signifie pas nécessairement une perte totale de votre capital. En fait, si la défaillance entraîne une restructuration, vous pouvez tout de même vous retrouver avec une bonne partie, sinon la totalité, de vos investissements de capitaux. »

Encore une fois, il est toujours possible que certaines sociétés ne se remettent pas d’une défaillance. Par exemple, une société pourrait voir son chiffre d’affaires diminuer si un concurrent commercialise un produit supérieur au sien. Si la première société n’est pas en mesure d’innover efficacement, il est plus que probable qu’elle sera dépassée. Un exemple éloquent de cette situation est l’évolution de la technologie des vidéocassettes aux DVD aux services de vidéo en continu dans le secteur du divertissement à domicile.

Selon Kevin Headland, « certaines sociétés feront faillite et on n’en entendra plus jamais parler. Nous observons cette situation et nous pouvons nous attendre à ce qu’elle se reproduise. Essentiellement, il s’agit de faire vos choix et de comprendre les risques et les rendements relatifs qui y sont associés. En ce moment, la plupart des défaillances se produisent dans trois secteurs principaux : l’énergie, le commerce de détail et les télécommunications. »

Occasions constantes

Mis à part le rôle évident que la pandémie de coronavirus continuera de jouer dans tout redressement de l’économie, certains segments des marchés financiers mondiaux révéleront inévitablement des occasions de placement intéressantes. Quant à savoir si les investisseurs en tireront profit à court ou à long terme, cela dépendra des données clés mises à jour. Attendez-vous à ce que les statistiques, comme le taux de chômage, les dépenses de consommation, la production industrielle, la consommation d’énergie et le rythme auquel le coronavirus se propage ou recule, influent sur toute capacité mesurable de prédire le niveau de régénération économique nécessaire pour aider le monde à retrouver un semblant de la normalité d’avant la pandémie.

Il y a des raisons de s’attendre à une plus grande instabilité avec la présence de la COVID-19, et les marchés s’ajusteront en conséquence. Entre-temps, les investisseurs qui prêtent attention à la répartition de leur actif et qui peuvent équilibrer leur appétit pour le risque avec une vision réaliste des rendements pourraient considérer l’état actuel des marchés comme une terre fertile d’occasions.

Écoutez toute la conversation. L’épisode no 36 du Balado acoustique sur les placements de Philip Petursson est accessible ici. Rendez-vous à l’adresse gpmanuvie.ca pour accéder à d’autres balados et renseignements.

1 J.P. Morgan High Yield Market Monitor.

L’augmentation des taux d’intérêt entraîne généralement la diminution des cours obligataires. Plus la durée moyenne des obligations détenues dans un fonds est longue, plus le fonds risque d’être sensible aux fluctuations des taux d’intérêt. Le rendement d’un fonds fluctue en fonction de la variation des taux d’intérêt.

Le risque de change s’entend du risque que la fluctuation des taux de change ait un effet négatif sur la valeur des placements détenus dans un fonds.

Les opinions exprimées sont celles de Gestion de placements Manuvie au moment de leur publication et elles pourraient changer en fonction de la conjoncture du marché et d’autres conditions. Bien que les analyses et renseignements présentés dans le présent document aient été compilés ou formulés à l’aide de sources jugées fiables, Gestion de placements Manuvie ne donne aucune garantie quant à leur précision, à leur exactitude, à leur utilité ou à leur exhaustivité, et n’accepte aucune responsabilité pour toute perte découlant de l’utilisation du présent document ou des renseignements et analyses qu’il contient. Gestion de placements Manuvie n’est nullement tenue de mettre à jour ces renseignements. Ni Gestion de placements Manuvie, ni ses sociétés affiliées, ni leurs administrateurs, dirigeants et employés n’assument de responsabilité pour quelque perte ou dommage direct ou indirect, ou quelque autre conséquence que pourrait subir quiconque agit sur la foi des renseignements du présent document.

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Philip Petursson, 

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