Prévoir l’avenir n’est pas une stratégie de placement gagnante.

Pourquoi le fait d’essayer de synchroniser les marchés tend à être une démarche perdante

Le rendement de l’investisseur moyen est nettement inférieur à celui des indices boursiers, en raison principalement de la synchronisation du marché.

— Daniel Kahneman

La synchronisation du marché consiste à acheter ou à vendre en tentant de prévoir les tendances économiques. Bien que ce concept puisse sembler assez simple, l’utilisation de cette technique n’est pas une stratégie de placement gagnante. En fait, si vous vendez lorsque les marchés sont baissiers et que vous restez les bras croisés en période de difficultés, l’anxiété liée à la volatilité des marchés est remplacée par l’anxiété liée au fait de ne pas participer aux marchés. Les marchés ont-ils atteint un creux? S’agit-il simplement d’une reprise du marché baissier? Est-ce un rebond technique? S’agit-il d’une reprise? C’est impossible à dire. Mais il y a une stratégie qui élimine l’anxiété de choisir le moment idéal pour investir : l’achat périodique par sommes fixes.

En plein dans le mille

Simplement aux fins de la discussion, disons qu’il est possible d’acheter au moment idéal chaque année, même si les probabilités sont très minces pour une année donnée, encore moins chaque année. M. Juste choisit le point d’entrée idéal à l’égard de son capital année après année. M. Incorrect est de l’autre côté de l’équation. Bien que ce soit tout aussi difficile à faire, M. Incorrect réussit à déterminer le pire jour pour investir chaque année.

Ce graphique montre le taux de croissance annuel composé du S&P 500 - 30 ans sur trente ans, commençant en 1958 et se terminant en 2018.

En comparant les deux, nous constatons qu’ils ne sont pas si différents, ce qui nous amène à conclure que c’est le temps passé sur les marchés, et non le moment choisi, qui a tendance à générer des rendements. La plus grande différence dans le taux de croissance annuel composé entre les deux investisseurs pour n’importe quelle année donnée sur le marché est d’environ 2 %. Si on regarde le troisième investisseur, M. Constant, qui investissait le même jour (le 31 décembre) chaque année, peu importe ce qui se passe, l’écart est encore plus faible.

S’engager en période de volatilité

En période de volatilité économique, il peut être intimidant d’engager du capital. Mais comme nous l’avons vu plus haut, la différence entre le meilleur jour et le pire jour est négligeable. De plus, l’achat le même jour chaque année comble l’écart avec M. Juste.

Pour éliminer complètement l’incertitude entourant l’engagement d’une somme forfaitaire au moment idéal, songez à une stratégie d’achats périodiques par sommes fixes. En investissant un montant moindre chaque mois ou chaque trimestre, le prix du placement sera nivelé au cours de l’année. Tout comme M. Constant a partagé la différence entre M. Right et M. Wrong, investir des montants égaux chaque mois ou chaque trimestre a le même effet. Lorsque les marchés augmentent, le même montant permet d’acheter moins de parts. Lorsque les marchés baissent, le même montant permet d’en acheter plus. Le résultat? Le coût moyen par part est inférieur à un versement forfaitaire à n’importe quel moment de l’année.

Les achats périodiques par sommes fixes en action

Voici un exemple simple qui montre les avantages pour les épargnants du programme de placement périodique.

Janice s’engage à investir 100 $ par semaine dans un fonds commun d’actions. Comme c’est parfois le cas, les marchés sont particulièrement volatils au cours des deux mois qui suivent :

Semaine Montant investi

Coût par part

Nombre de parts souscrites
1 100 $ 10 $ 10,0
2 100 $ 8 $ 12,5
3 100 $ 7 $ 14,3
4 100 $ 9 $ 11,1
5 100 $ 10 $ 10,0
6 100 $ 12 $ 8,3
7 100 $ 11 $ 9,1
8 100 $ 9 $ 11,1
  Montant total investi : 800 $ Coût moyen par part : 9,26 $ Total des parts achetées : 86,4

À titre indicatif seulement.

Au cours des huit semaines, Janice a investi 800 $ et a acheté 86,4 parts. Son coût moyen par part est de 9,26 $ et, bien que le coût par part soit inférieur la huitième semaine par rapport à ce qu’il était la première semaine, la valeur totale de ses placements est de 800,06 $. Malgré une volatilité importante, elle ne perd rien.

Il est vrai qu’elle aurait pu faire encore mieux si elle avait su que la troisième semaine était le meilleur moment pour investir lorsque le coût unitaire était à son plus bas – son investissement de 800 $ aurait permis d’acheter 114,3 parts, d’une valeur de 1 028,70 $ à la huitième semaine. Cependant, elle aurait pu faire bien pire si elle avait cru à tort que la sixième semaine serait le meilleur moment pour investir, alors que le coût unitaire était à son plus haut – son investissement de 800 $ aurait permis d’acheter seulement 66,7 parts, d’une valeur de 600,30 $ à la huitième semaine.

Même les investisseurs professionnels les plus qualifiés ne peuvent déterminer avec certitude quand une action a atteint son creux ou son sommet, un programme de placement périodique est beaucoup moins risqué que d’essayer de synchroniser les marchés. Le programme de placement périodique permet d’acheter des parts au fil du temps, afin que moins de parts soient souscrites lorsque le cours est élevé, aidant ainsi les épargnants à tirer davantage de leurs placements.

Équilibrer les choses pour les rendre plus harmonieuses.

La combinaison des achats périodiques par sommes fixes et du rééquilibrage du portefeuille peut offrir des bases stables, surtout en période de volatilité des marchés. Un portefeuille assorti d’une stratégie d’actions à 100 % peut être considéré comme un risque un peu trop élevé pour de nombreux épargnants, mais l’équilibre qu’apporte une stratégie 60/40 d’actions et de titres à revenu fixe peut être un peu plus rassurant. Le graphique ci-après montre un portefeuille 60/40 par rapport à un portefeuille d’actions à 100 %. Comme vous pouvez le constater, le portefeuille équilibré affiche un bon rendement pendant les marchés baissiers. Il ne suit pas tout à fait le rythme en période de rendement exceptionnel du marché des actions, mais à long terme, il suit le portefeuille d’actions à 100 %, tout en bénéficiant d’une protection accrue contre les baisses.

Ce graphique montre la différence de rendement entre un portefeuille d'actions et un portefeuille équilibré, de 1985 à 2018.

Dans un article récent de Points de vue sur le rééquilibrage du portefeuille, il a été démontré que le rééquilibrage fréquent est comme une stratégie d’achats périodiques par sommes fixes. Lorsque les marchés boursiers chutent, le rééquilibrage en fonction de la répartition de l’actif sélectionnée tire naturellement profit des actions sous-évaluées. À l’inverse, la même chose est vraie. Alors que les actions prennent de la vitesse, la prise de bénéfices et le rééquilibrage à 60/40 tirent profit des titres à revenu fixe à faible cours.

Il y a de nombreux risques en période de volatilité, et le fait de tout garder « sous le matelas » peut donner l’impression de faire le bon choix. Investir de nouveaux capitaux par l’entremise d’achats périodiques par sommes fixes peut être la solution aux lamentations en lien avec « manquer le creux » ou « acheter lors du sommet ». L’histoire nous montre que le fait d’avoir un portefeuille équilibré peut empêcher de voir les sommets d’une stratégie purement d’actions, mais la protection contre les marchés baissiers et la capacité de rééquilibrer lorsqu’une catégorie d’actif devient disproportionnée valent la peine d’être envisagées.

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La publication Le conseiller averti

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