Les marchés des capitaux et les élections américaines

À l’approche de novembre, les investisseurs seront vraisemblablement plus préoccupés par une nouvelle source d’incertitude : les élections présidentielles américaines. Durant les prochains, les sondages d’opinion pourraient avoir une influence démesurée sur la confiance du marché; il sera alors encore plus important pour les investisseurs de se concentrer sur le contexte global et les enjeux qui importent.

Adopter une approche stratégique par rapport à l’élection présidentielle américaine : un point de départ

Il reste environ trois mois avant l’élection présidentielle américaine, ce qui est à la fois assez près pour mériter un suivi attentif, mais aussi assez éloigné pour qu’il soit impossible d’avoir une connaissance considérable des résultats probables. Le fait que cette élection se produise dans le contexte d’une crise de santé sans précédent crée encore plus d’incertitude sur les marchés des capitaux. Cela dit, nous avons cerné trois thèmes que les investisseurs devraient prendre en considération, selon nous.

  1. L’élection de Biden ou une vague démocrate – que les marchés commencent à prendre en compte¹ – ne sera pas nécessairement négative pour les actifs risqués.
  2. Advenant l’élection de Biden ou une vague démocrate, les changements de politiques les plus subtils qui accompagneront l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration pourraient s’avérer les plus importants pour les perspectives de placement à moyen et à long terme.
  3. Peu importe l’issue des élections, quelques politiques économiques clés demeureront les principaux moteurs des perspectives de l’économie et des marchés pour 2021-2022.

Thème 1 : Les craintes qu’une vague démocrate soit « négative » pour les marchés sont probablement exagérées

Il y a de nombreuses analyses des nouvelles financières – comme cet article du New York Times – qui suggèrent que les marchés se concentrent sur un résultat précis lors des élections : une victoire de Biden et le contrôle par les démocrates de la Chambre et du Sénat (aussi qualifié de vague démocrate). Même si l’opinion populaire perçoit une vague démocrate comme globalement négative pour les marchés, nous sommes d’avis que ces craintes sont probablement exagérées.

Une analyse rapide de la façon dont les différentes catégories d’actif ont réagi aux changements dans les sondages d’opinion, qui avantageaient M. Biden pendant le dernier mois², montre qu’il existe une corrélation positive entre l’indice S&P 500, le dollar américain et la perspective d’une victoire de Biden et d’une vague démocrate.

Une vague démocrate n’équivaut pas à donner carte blanche pour la mise en œuvre de réformes exhaustives

Le Congrès joue un rôle important dans l’élaboration des politiques aux États-Unis, et c’est l’une des principales raisons pour laquelle il n’est pas toujours facile pour les nouveaux présidents élus de respecter les engagements politiques qu’ils ont pris pendant la campagne. Bien que les experts politiques insistent sur le fait que les démocrates peuvent obtenir une majorité simple au Sénat, d’un point de vue mathématique, il est peu probable que les démocrates atteignent la majorité de 60 sièges qui leur permettrait de mettre fin aux débats sur les projets de loi proposés et d’empêcher les partis minoritaires de faire de l’obstruction pour bloquer l’adoption de lois. Autrement dit, même dans un scénario de vague démocrate, des obstacles à l’adoption de lois importantes demeureront si le parti n’obtient pas une majorité de 60 sièges – et ce contexte touchera bon nombre des politiques proposées par M. Biden, y compris son plan d’augmenter l’impôt des sociétés. 

La nécessité de soutenir l’économie après la pandémie de COVID-19 occultera probablement la plupart des autres propositions de politiques

Selon nous, 2021 sera une année exceptionnellement difficile pour l’économie qui devra composer avec des taux de chômage élevés, des pressions inflationnistes croissantes et une crise de la santé persistante. Il est peu probable, dans ce contexte, que les sociétés ou les particuliers puissent absorber des taux d’imposition plus élevés. En fait, cet environnement nécessitera des mesures de relance continues à grande échelle, comme la prolongation de diverses mesures de répit par l’intermédiaire de la loi CARES.

Il est peu probable, dans ce contexte, que les sociétés ou les particuliers puissent absorber des taux d’imposition plus élevés en 2021.

À notre avis, si la probabilité d’une vague démocrate se poursuit et que les investisseurs se concentrent sur les enjeux que la nouvelle administration pourrait devoir traiter, ils sont susceptibles d’effectuer ce qui suit :

  • Envisager progressivement une probabilité accrue de mesures de relance supplémentaires à grande échelle.
  • Réduire leurs attentes à l’égard d’une hausse de l’impôt des sociétés et des particuliers, particulièrement en 2021 et 2022.
  • Réduire leurs attentes à l’égard des nouvelles propositions de politiques qui seront introduites en 2021 (au moins), les soins de santé étant l’exception possible. 

Une vague démocrate ne s’accompagne pas systématiquement d’un repli des marchés américains

Graphique illustrant les rendements historiques de l’indice Dow Jones des valeurs industrielles sous différents gouvernements américains depuis l’année 1900. Le graphique montre que l’indice, en moyenne, dégage des rendements supérieurs sous une administration démocrate et un Congrès divisé, et qu’ils sont inférieurs sous une administration républicaine et un Congrès divisé.

D’un point de vue économique et théorique, il ne fait aucun doute que l’épidémie de COVID-19 a rendu difficile la comparaison historique avec le contexte économique actuel – il va s’en dire que nous sommes en territoire inconnu; cependant, il est important que les investisseurs sachent que les vagues démocrates n’entraînent pas, de façon générale, des pertes sur le marché. Par le passé, la croissance de l’indice Dow Jones des valeurs industrielles était deux fois plus importante lors de l’élection d’un président démocrate que de celle d’un président républicain³.

Graphique comparant le rendement de l’indice Dow Jones des valeurs industrielles sous un président républicain à celui d’un président démocrate, en s’appuyant sur des données quotidiennes remontant à 1900. Le graphique montre qu’en moyenne, l’indice progresse de 7,8 % par année sous la direction d’un président démocrate, et de 3,28 % sous la direction d’un président républicain.

Nous ne suggérons certainement pas que les marchés se comporteront mieux sous certains types de gouvernements – la réalité est bien plus complexe –, mais il est important de souligner que l’opinion répandue selon laquelle une administration démocrate pourrait nuire au marché n’est pas exacte si l’on se fie à l’expérience passée. 

Thème 2 : Les initiatives stratégiques les plus subtiles pourraient être les plus pertinentes sur le marché

La proposition de M. Biden de réformer en partie la Tax Cut and Jobs Act et de faire passer progressivement le taux d’imposition des sociétés américaines de 21 % à 28 %⁴ a suscité beaucoup d’intérêt et d’inquiétude chez les observateurs du marché. Certes, pris séparément, l’augmentation de l’impôt des sociétés pèsera sur les actifs risqués, mais, comme nous l’avons mentionné plus tôt, nous pensons qu’il est peu probable qu’il s’agisse d’une priorité à court terme.

En fait, nous sommes d’avis que les investisseurs devraient se concentrer sur les politiques associées à un changement de gouvernement qui, jusqu’à présent, ont été laissées pour compte; selon nous, trois questions en particulier auront d’importantes répercussions :

  • Augmentations du salaire minimum
    Le programme en matière de main-d’œuvre de M. Biden prévoit de relever le salaire minimum pour le porter à 15 $ l’heure et propose d’indexer le salaire minimum à la croissance médiane des salaires. On y propose aussi des initiatives visant à apporter des changements réglementaires qui faciliteraient la syndicalisation des milieux de travail et qui imposeraient des pénalités plus élevées aux entreprises en cas d’infraction⁵. Selon nous, ces propositions sont plus susceptibles de se concrétiser en politiques dans le contexte de la crise de santé publique puisque les dirigeants tentent de protéger les travailleurs. Cependant, si ces initiatives étaient adoptées par le Congrès, elles pourraient nuire aux bénéfices des sociétés et se traduire par des pressions inflationnistes dans l’ensemble de l’économie.
  • Accroître la réglementation pour les sociétés technologiques
    Au moment de rédiger le présent document, les renseignements à ce sujet sont en fait plutôt rares sur le site Web de la campagne de M. Biden, mais il convient de souligner que le candidat démocrate à la présidence a mentionné la nécessité de veiller à ce que les grandes sociétés technologiques se livrent une concurrence loyale et se comportent de manière appropriée⁶. Il a par ailleurs demandé au Congrès de révoquer l’article 230 de la Communications Decency Act, qui fait en sorte que les sociétés de réseaux sociaux ne peuvent pas être tenues responsables des publications de leurs utilisateurs. Il a également déclaré que les États-Unis devraient établir des normes semblables à celles des pays européens en matière de protection des données⁷.Bien que sans conséquence quant aux perspectives de croissance et d’inflation – les actions technologiques représentant maintenant 27 % de l’indice S&P 500¹ –, les changements réglementaires dans ce secteur auront manifestement une incidence sur le marché.
  • Participation accrue du gouvernement dans le secteur des soins de santé
    Le chômage très élevé causé par l’éclosion de COVID-19 signifie invariablement que moins d’Américains bénéficient d’une couverture d’assurance maladie à un moment où un plus grand nombre d’entre eux auront besoin de soins de santé. Cela suscitera vraisemblablement un plus grand intérêt de la part des dirigeants pour mettre en œuvre des changements visant à protéger leurs électeurs : Bon nombre des propositions de M. Biden visent à réduire les coûts des soins de santé et le coût des médicaments sur ordonnance, un secteur qui a connu une inflation parmi les plus élevées. Les changements dans ce secteur auront d’importantes répercussions sur le secteur des soins de santé, et tout plafonnement des prix des médicaments pourrait aussi contrebalancer les pressions désinflationnistes attendues.

Thème 3 : Se concentrer sur ce qui ne changera probablement pas, peu importe les résultats des élections

Pour avoir une meilleure idée de l’éventuel contexte des marchés après les élections de novembre, les investisseurs ne devraient pas se concentrer uniquement sur les facteurs qui pourraient changer : il est tout aussi important de porter attention aux questions macroéconomiques et aux événements qui continueront de façonner les politiques futures, peu importe le résultat des élections. 

Thème important

Précisions

Conséquences pour le marché

Poursuite du découplage entre les États-Unis et la Chine

  • Lorsqu’il est question des relations sino-américaines, M. Biden est généralement inflexible.
  • Nous croyons qu’il exigera un accès égal au marché et qu’il pourrait aussi se concentrer sur les questions liées aux droits de la personne dans ses négociations avec la Chine.
  • Jusqu’à maintenant, rien ne semble indiquer qu’il a l’intention de réduire les tarifs douaniers existants sur les importations chinoises.
  • Les échanges commerciaux mondiaux demeureront vraisemblablement limités.
  • Le dollar américain pourrait s’apprécier légèrement.
  • Les pressions inflationnistes iront de légères à modérées.

Dépenses en infrastructures à grande échelle

  • Les partis s’entendent pour d’importantes dépenses en infrastructures qui, selon nous, seront maintenues sans égard au résultat des élections.
  • Toutefois, un programme des démocrates serait probablement plus important que celui de leurs homologues républicains et comprendrait plus d’initiatives liées au climat.
  • Augmentation de la productivité
  • Augmentation de la croissance potentielle
  • Pressions inflationnistes de légères à modérées
  • Accentuation de la courbe des taux aux États-Unis

Pression sur le rachat d’actions de sociétés

  • Les programmes de rachat d’actions de sociétés font l’objet d’une surveillance accrue depuis quelques années. D’une certaine façon, l’épidémie de COVID-19 – durant laquelle la Réserve fédérale américaine a précisé que les sociétés bénéficiant d’un soutien fédéral ne pourraient pas affecter les sommes reçues au financement du rachat d’actions – a donné l’occasion aux décideurs de souligner leurs préoccupations.
  • Nous pensons que le volume des rachats d’actions devrait diminuer pendant les prochaines années, peu importe l’issue des élections.
  • Hausse de la volatilité sur les marchés boursiers, car moins d’émetteurs seraient en mesure d’y accéder pour racheter leurs actions lorsque les prix chuteraient
  • Éventuelle incidence négative sur la croissance du bénéfice par action

Notons qu’il s’agit d’un point de départ pour la discussion alors que nous tentons de déterminer quelle sera la réaction des marchés des capitaux face aux prochaines élections; vraisemblablement, une réaction qui évoluera durant les trois prochains mois, au fil des nouveaux événements et de la réalisation des enjeux actuels. D’autres facteurs doivent être pris en considération, notamment le fait que les élections plombent le dollar américain, les répercussions d’un découplage continu entre les économies américaine et chinoise, et les éventuelles conséquences sur les investisseurs advenant un deuxième mandat pour l’administration Trump. Puisque nous savons que des risques inconnus existent, il est trop tôt pour se prononcer de façon définitive.

1 Bloomberg, au 21 juillet 2020. RealClear Politics, au 21 juillet 2020. Ned Davis Research et Gestion de placements Manuvie, au 21 juillet 2020. 4 « Biden tells donors: I’m going to get rid of most of Trump’s tax cuts and a lot of you may not like that », cnbc.com, au 29 juin 2020. 5 « The Biden plan for strengthening worker organizing, collective bargaining, and unions », joebiden.com, au 21 juillet 2020. 6 « I think Amazon should start paying taxes, Joe Biden says », cnbc.com, au 22 mai 2020. 7 « Biden calls for revoking key online legal protection », thehill.com, au 17 janvier 2020.

Une crise généralisée dans le secteur de la santé, comme une pandémie mondiale, pourrait entraîner une forte volatilité des marchés, la suspension et la fermeture des opérations de change, et affecter le rendement du portefeuille. Le nouveau coronavirus (COVID-19) perturbe ainsi considérablement les activités commerciales à l’échelle mondiale. Les répercussions d’une crise sanitaire, ainsi que d’autres épidémies et pandémies susceptibles de survenir à l’avenir, pourraient avoir des conséquences sur l’économie mondiale qui ne sont pas nécessairement prévisibles à l’heure actuelle. Une crise sanitaire peut exacerber d’autres risques politiques, sociaux et économiques préexistants. Cela pourrait nuire au rendement du portefeuille, ce qui entraînerait des pertes sur votre placement.

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Frances Donald

Frances Donald, 

Directrice générale, économiste en chef, Monde et chef mondiale, Stratégie macroéconomique

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