Grands thèmes macroéconomiques et perspectives du marché – octobre 2020

Au cours des derniers mois, les investisseurs sont passés de l’inquiétude à l’égard de l’incidence de la normalisation des taux d’intérêt à une réflexion sérieuse sur les répercussions potentielles de taux d’intérêt négatifs. Alors que nous entamons la prochaine phase de l’éclosion de COVID-19, la recherche de rendement devient de plus en plus urgente.

Le retour de la chasse aux rendements

Plus les choses évoluent, plus elles restent pareilles – un dicton qui semble particulièrement approprié alors que nous nous trouvons à l’aube d’une deuxième vague de COVID-19. Une fois de plus, nous sommes confrontés aux mesures de confinement et de distanciation sociale et nous pensons aux vaccins. 

Cela dit, il est tout aussi important de se rappeler que des progrès ont été réalisés au cours des derniers mois, tant sur le plan économique – grâce à la prompte réponse des banques centrales et des gouvernements – que sur le plan de la recherche médicale. Bien que la reprise ait ralenti et que l’incertitude restera présente à court terme, nous pensons que le pire du choc économique causé par la COVID-19 et le risque d’une récession appartiennent au passé.

Toutefois, côté placements, cela signifie le retour d’un thème bien connu : la recherche de rendement. Comme les taux d’intérêt restent faibles, les investisseurs et les personnes chargées de la répartition de l’actif sont plus que par le passé obligés de se tourner vers des actifs plus risqués, en quête de rendement. 

Les marchés mondiaux sont volatils; cependant, nous croyons que les investisseurs devraient continuer de se tourner vers les actions pour obtenir de meilleurs rendements. D’autre part, il ne faut pas oublier que nous restons dans la phase de reprise du cycle économique. Nous pensons que les actions continueront de progresser au cours de l’année à venir, mais cette progression risque de ne pas être linéaire. En tant que responsables de la répartition de l’actif, nous sommes convaincus, malgré l’incertitude qui règne, qu’une attention particulière portée aux thèmes macroéconomiques et une modélisation détaillée peuvent révéler des occasions et mettre en évidence les risques à venir, comme par le passé. 

Graphique du rendement prévu des catégories d’actif sur cinq ans ($ US), au 30 septembre 2020 Prévisions de l’équipe Répartition de l’actif concernant les rendements totaux sur cinq ans de diverses catégories d’actif : 3,9 % pour les actions américaines à grande capitalisation; 7,9 % pour les actions américaines à moyenne capitalisation; 6,7 % pour les actions américaines à petite capitalisation; 7,9 % pour les actions canadiennes à grande capitalisation; 8,6 % pour les actions à grande capitalisation de l’Europe, de l’Afrique et de l’Extrême-Orient (aussi connues sous le nom d’actions EAEO); 8,7 % pour les actions EAEO à petite capitalisation; 5,5 % pour les actions mondiales à grande capitalisation; 7,8 % pour les actions européennes; 7,3 % pour les actions japonaises; 8 % pour les actions des marchés émergents; 7,8 % pour les actions de l’Asie émergente; 6,6 % pour les fiducies de placement immobilier américaines; 8,4 % pour les infrastructures mondiales; 8,6 % pour les ressources naturelles mondiales; 0,6 % pour les obligations américaines de qualité; 3,9 % pour les obligations américaines à rendement élevé; 3,4 % pour les prêts américains à effet de levier; 0,2 % pour les titres du Trésor américain protégés contre l’inflation; 5,1 % pour les titres de créance des marchés émergents; et 0,5 % pour les obligations mondiales.

Principaux points de vue macroéconomiques

Thèmes macroéconomiques à court terme

  • Le pire du choc causé par la COVID-19 et la récession appartient probablement au passé, bien que des risques continuent de peser sur la reprise, et que la conjoncture reste caractérisée par une incertitude extraordinaire. Bien que la première phase de la reprise économique mondiale ait été encourageante, nous nous attendons à ce que la reprise ralentisse au cours des 6 à 12 prochains mois, en raison d’une deuxième vague de COVID-19, des mesures de distanciation sociale qui limitent la reprise complète des activités dans le secteur des services à l’échelle mondiale et de l’augmentation des risques géopolitiques dans de nombreuses régions du monde qui pourrait accroître le niveau d’incertitude pour les entreprises et les ménages. 
  • La reprise reste inégale et devrait ressembler à la lettre K – certains secteurs se redressent rapidement tandis que d’autres stagnent ou font à nouveau face à des conditions semblables à celles d’une récession. De façon générale, nous nous attendons à ce que le fossé se creuse entre le secteur manufacturier – qui continue de se redresser très rapidement – et celui des services – qui reste embourbé dans les problèmes causés par la COVID-19. Cette récession et cette reprise atypiques suggèrent que les sociétés et les pays qui dépendent plus du secteur manufacturier (p. ex., les sociétés du secteur industriel, l’Asie) devraient afficher une performance supérieure à celle des sociétés et des pays qui dépendent plus des services (p. ex., le commerce de détail, les États-Unis).
  • Les politiques monétaire et budgétaire ont considérablement réduit l’incidence de la pandémie sur l’économie et les marchés financiers mondiaux. Nous nous attendons à ce que la plupart des grandes banques centrales prennent d’autres mesures d’assouplissement, même si la plupart d’entre elles devront bricoler avec les outils existants plutôt que de réduire les taux. Cependant, nous nous attendons à ce que les banques centrales réagissent énergiquement à toute hausse marquée des taux – ce qui devrait maintenir le taux des obligations d’État mondiales dans une fourchette plus étroite que celle que nous avons connue par le passé. Nous croyons qu’elles continueront de soutenir la liquidité du marché et qu’elles travailleront dur pour éviter une crise financière.
  • Nous sommes à un point où les marchés sont plus susceptibles de percevoir la politique budgétaire comme un puissant moteur de la croissance actuelle et future. Nous nous attendons à ce que les gouvernements poursuivent leur politique budgétaire, même si les dépenses publiques atteignent déjà des niveaux records, même aux États-Unis. Nous prévoyons que la politique budgétaire augmentera de plus en plus les prévisions d’inflation et fera grimper les taux à long terme dans la plupart des pays.
  • L’incertitude demeure élevée et la prudence prévaut sur les marchés. Cela est évident : les investisseurs sont déconcertés par la valorisation élevée des actifs risqués, détiennent d’importantes liquidités et affichent une certaine méfiance, et les capitaux sortent du marché boursier. Les actifs risqués ont tendance à passer par dessus les inquiétudes et, à l’heure actuelle, l’inquiétude règne. Nous croyons que nous sommes toujours dans la phase de reprise de ce cycle et que les actifs risqués peuvent encore progresser au cours de l’année à venir, quoiqu’à un rythme plus modéré. Les actifs risqués pourraient repartir à la hausse après les élections aux États-Unis, en raison de la possibilité de voir de nouvelles mesures de soutien monétaire et budgétaire ainsi que des progrès dans le domaine médical grâce aux vaccins et aux traitements contre la COVID-19.
Prévisions de l’équipe Répartition de l’actif concernant les actions au cours des 6 à 12 prochains mois, au 30 septembre. L’équipe est modérément optimiste à l’égard des actions américaines, des actions des marchés émergents et des actions chinoises. Elle pense que les actions japonaises et canadiennes resteront stables. Elle prévoit un léger recul des actions européennes.  Prévisions de l’équipe Répartition de l’actif concernant les titres à revenu fixe au cours des 6 à 12 prochains mois, au 30 septembre. L’équipe sous-pondère modérément les obligations d’État américaines, européennes, japonaises et canadiennes. Elle est modérément optimiste à l’égard des obligations d’État des marchés émergents et des titres de créance mondiaux.

Points de vue stratégiques à plus long terme

  • Nous ne nous attendons pas à ce qu’une grande banque centrale relève les taux d’intérêt au cours des cinq prochaines années; cependant, nous admettons qu’elles pourraient tenter de normaliser leur politique monétaire en réduisant leur bilan sur quelques années. Cela signifie que les investisseurs devront s’habituer à l’idée que les taux d’intérêt resteront probablement à 0 % ou moins dans un avenir prévisible. Cela devrait mener à une autre période au cours de laquelle la recherche de rendement deviendra un des principaux thèmes du marché, poussant les investisseurs à prendre plus de risques pour obtenir des rendements plus élevés. Par conséquent, nous continuons de privilégier les catégories d’actif qui procurent des rendements supérieurs, et les titres de créance des marchés émergents se démarquent comme l’une des catégories d’actif les plus attrayantes.  
  • Bien que nous continuions d’intégrer les impulsions déflationnistes structurelles du vieillissement de la population, l’augmentation de l’endettement et la numérisation en cours dans nos prévisions, nous sommes également conscients que l’effet de l’assouplissement considérable des politiques monétaire et budgétaire – sans parler du choc causé par l’offre à l’échelle mondiale – fera probablement augmenter les prévisions d’inflation. Même si les banques centrales gardent les taux d’intérêt inchangés à court terme et sont peu susceptibles de réagir à ces pressions inflationnistes (en supposant qu’elles demeurent faibles ou modérées), la partie longue de la courbe des taux devrait s’accentuer au cours des cinq prochaines années. 
  • Nous nous attendons à ce que le dollar américain perde de la valeur au cours des prochaines années. Les efforts de la Réserve fédérale des États-Unis (la Fed) pour améliorer la liquidité du dollar américain devraient, selon nous, répondre au problème de la pénurie de dollars et contribuer à l’affaiblissement progressif de la monnaie avec le temps. La faiblesse du billet vert devrait apporter un soutien faible à modéré aux actifs des marchés émergents ainsi qu’aux actions et aux titres à revenu fixe de certains marchés développés.
  • La Chine – et, par extension, l’Asie – devrait profiter d’un certain redressement du secteur manufacturier et du commerce mondial. Nous continuons de penser que la croissance économique en Chine connaîtra un ralentissement structurel sur plusieurs années, alors que le pays s’oriente vers un modèle de croissance axé sur la consommation. Les politiques mises en œuvre pour lutter contre les répercussions de la COVID-19 devraient être suffisantes pour assurer que la décélération en Chine soit graduelle. En dehors de la Chine, nous nous attendons à ce que les marchés émergents conservent un profil de valorisation attrayant, profitant de la reprise cyclique mondiale et de la faiblesse structurelle du dollar américain. 
Prévisions à cinq ans de l’équipe Répartition de l’actif concernant les actions, au 30 septembre. Sur le plan stratégique, l’équipe adopte un positionnement neutre à l’égard des actions américaines, européennes, japonaises et chinoises. Elle est modérément optimiste à l’égard des actions des marchés émergents et des actions canadiennes.
Tableau résumant les points de vue de l’équipe Répartition de l’actif concernant les titres à revenu fixe, au 30 septembre 2020.  Obligations du Trésor américain : perspectives de 6 à 12 mois modérément négatives. Nous nous attendons à ce que la Fed maintienne les taux directeurs proches de zéro, mais ne s’engage pas dans une politique de taux d’intérêt négatif. Les obligations du Trésor américain devraient ainsi procurer un rendement stable, mais très faible. De plus, la Fed a exprimé son intention d’intervenir sur les marchés des obligations de qualité et des obligations à rendement élevé, au besoin, ce qui devrait limiter les écarts de taux sur ces marchés. Cependant, nous demeurons préoccupés par le risque extrême que pourraient causer les problèmes de solvabilité idiosyncrasiques, lesquels pourraient entraîner des épisodes de volatilité.   Obligations du Trésor américain : perspectives sur cinq ans modérément négatives. Bien que nous nous attendions à ce que la Fed maintienne les taux des obligations du Trésor américain à court terme très bas, les mesures budgétaires de grande envergure et la hausse probable des prévisions d’inflation qui en découle signifient que les obligations du Trésor américain à plus long terme diminueront probablement l’attrait de cette catégorie d’actif. Comme nous sommes d’avis que la politique monétaire restera accommodante et que les banques centrales se tiendront prêtes à intervenir si besoin, nous préférons les obligations à rendement élevé et les prêts à effet de levier aux obligations américaines de qualité.  Obligations d’État des marchés émergents : perspectives de 6 à 12 mois modérément positives. L’affaiblissement du dollar américain et l’augmentation de l’attrait pour le risque à l’approche de 2021 – notre scénario de base – devraient amplement soutenir les actifs des marchés émergents. L’amélioration du secteur manufacturier mondial et de nouveaux signes de stabilité de l’activité économique en Chine devraient stimuler cette catégorie d’actif. Nous nous attendons à ce que les grandes banques centrales des marchés émergents conservent leur attitude extraordinairement accommodante et nous croyons qu’elles assoupliront encore leur politique au besoin.   Obligations d’État des marchés émergents : perspectives sur cinq ans modérément positives. De manière générale, nous considérons que les titres de créance des marchés émergents sortent du lot du point de vue du rendement total et qu’ils tireront probablement profit du recul progressif du dollar américain au cours de cette période. Comme les taux directeurs sont à 0 % ou moins dans la plupart des pays développés, nous nous attendons à ce que les investisseurs se mettent à la recherche de meilleurs rendements, ce qui rendra les titres de créance des marchés émergents plus attrayants en raison du rendement supérieur offert par cette catégorie d’actif. De plus, la qualité des titres de créance des marchés émergents s’est améliorée d’un point de vue structurel et, à l’heure actuelle, nous jugeons qu’elle est supérieure à celle des titres à rendement élevé et des prêts américains. Dans ce groupe, nous pensons que les obligations d’État libellées en monnaie locale procureront un rendement légèrement supérieur à celui des titres de créance des marchés émergents libellés en dollars américains.  Obligations d’État européennes : perspectives de 6 à 12 mois modérément négatives. Nous nous attendons à ce que les taux des titres de créance souverains européens à court terme demeurent dans une fourchette étroite (stables ou à la baisse). Malgré les capitaux investis dans les obligations de qualité et à rendement élevé par les investisseurs à la recherche de rendements plus élevés, l’anémie de l’économie et la crainte que la défaillance des sociétés soit plus élevée en Europe qu’aux États-Unis ont limité l’attrait de cette catégorie d’actif.  Obligations d’État européennes : perspectives sur cinq ans modérément négatives. Nous nous attendons à ce que les taux des titres de créance souverains européens à court terme demeurent dans une fourchette étroite (stables ou à la baisse). Malgré les capitaux investis dans les obligations de qualité et à rendement élevé par les investisseurs à la recherche de rendements plus élevés, l’anémie de l’économie et la crainte que la défaillance des sociétés soit plus élevée en Europe qu’aux États-Unis ont limité l’attrait de cette catégorie d’actif.  Obligations du Canada : perspectives de 6 à 12 mois modérément négatives. Nous nous attendons à ce que les rendements de cette catégorie d’actif demeurent inférieurs à ceux des obligations du Trésor américain, notamment en raison des écarts de taux moins importants. Nous croyons également que le choc causé par la COVID-19 sera plus marqué et plus prononcé au Canada qu’aux États-Unis, car les ménages affichaient un endettement plus élevé et une épargne plus faible juste avant la crise.  Obligations du Canada : perspectives sur cinq ans modérément négatives. Selon nous, la vigueur du dollar canadien aura une incidence sur les titres à revenu fixe canadiens (rendement des devises), mais ces titres pourraient également connaître un recul de leur cours. Nous nous attendons à ce que les obligations de sociétés américaines de qualité dégagent un rendement légèrement supérieur à celui des obligations canadiennes, notamment en raison d’une correction plus importante des valorisations aux États-Unis.  Obligations du Japon : perspectives de 6 à 12 mois modérément négatives. À court terme, nous prévoyons peu de variation au chapitre des taux, sachant que les mécanismes de contrôle de la courbe des taux utilisés par la Banque du Japon limitent leurs hausses.   Obligations du Japon : perspectives sur cinq ans modérément négatives. Nous prévoyons que les taux d’intérêt au Japon se maintiendront aux environs de 0 % et qu’il pourrait y avoir une certaine volatilité. Les tensions inflationnistes resteront probablement négligeables durant la période de cinq ans visée par nos prévisions, et nous nous attendons à ce que cette catégorie d’actif génère de faibles rendements totaux. Selon notre modèle, les rendements de l’indice des obligations du Japon seront minimes.   Titres de créance mondiaux : perspectives de 6 à 12 mois modérément positives. Selon nous, les obligations de sociétés de qualité se négocient à des cours nettement plus attrayants que les obligations d’État, surtout compte tenu des programmes d’achat des banques centrales. Nous pensons que les obligations à rendement élevé pourraient être plus intéressantes que certains segments du marché boursier, car leur valorisation est plus réaliste dans le contexte actuel.  Titres de créance mondiaux : perspectives sur cinq ans modérément positives. Étant donné la faiblesse prolongée des taux, nous continuons de préférer les titres de créance aux obligations d’État, ainsi que les obligations à rendement élevé et les prêts à effet de levier aux obligations de sociétés américaines de qualité. Nous restons prudents à l’égard de certains secteurs du marché des titres à rendement élevé – comme l’énergie –, mais nous pensons que ces titres pourraient bien progresser au cours des cinq prochaines années.
Tableau illustrant les rendements prévus sur cinq ans des titres à revenu fixe ($ US), au 30 septembre 2020
Tableau résumant les points de vue de l’équipe Répartition de l’actif concernant les actions, au 30 septembre 2020.  Actions américaines : perspectives de 6 à 12 mois modérément positives. L’excellente liquidité des marchés a largement soutenu les actions américaines. Des facteurs de risque à court terme et une incertitude élevée existent (faiblesse du secteur des services, élections aux États-Unis, orientation prévue de la politique budgétaire, géopolitique mondiale et deuxième vague de COVID-19); cependant, nous nous attendons à ce que ces facteurs se dissipent au début de 2021, ce qui pourrait mener les actions à dégager d’excellents résultats.  Actions américaines : perspectives neutres sur cinq ans. Sur le plan structurel, les États-Unis ont le profil économique à long terme le plus sain des pays développés. Cependant, notre enthousiasme à l’égard de ce marché est limité par la persistance de valorisations élevées. De plus, la légère faiblesse du dollar américain (particulièrement par rapport à la monnaie des autres principaux marchés développés) pourrait peser légèrement sur le rendement de la catégorie d’actif.  Actions des marchés émergents : perspectives de 6 à 12 mois modérément positives. Comme dans le cadre de la reprise le secteur manufacturier continue de dégager un rendement supérieur à celui des services à l’échelle mondiale, en raison notamment du cycle de réapprovisionnement des stocks, nous nous attendons à ce que la catégorie d’actif – qui est dépend largement du commerce mondial et de la fabrication – dégage de bons résultats.   Actions des marchés émergents : perspectives sur cinq ans modérément positives. Selon nous, les actions des marchés émergents conservent des valorisations à long terme attrayantes. Nous nous attendons à ce que cette catégorie d’actif affiche un excellent profil de croissance au cours des cinq prochaines années et bénéficie d’une reprise cyclique mondiale. La légère faiblesse structurelle du dollar américain pourrait avoir une incidence positive modeste sur cette catégorie d’actif.  Actions européennes : perspectives de 6 à 12 mois modérément négatives. Nous nous attendons à ce que la croissance économique en Europe reste inégale, les pays/secteurs exposés à la reprise manufacturière à l’échelle mondiale s’en tirant mieux que ceux dont la dépendance au secteur des services est plus importante et qui continueront que subir l’incidence de la pandémie en raison des mesures de distanciation sociale. Cependant, la catégorie d’actif devrait être soutenue par les politiques budgétaire et monétaire musclées mises en œuvre au cours des derniers mois.  Actions européennes : perspectives neutres sur cinq ans. Nous continuons de trouver les valorisations et les profils de dividendes de la catégorie d’actif attrayants à long terme. Le raffermissement de l’euro et la reprise cyclique au cours de la période 2021-2022 pourraient légèrement soutenir les actions européennes. Cependant, ce profil favorable est assombri par la faiblesse de la croissance dans la région, surtout par rapport aux autres marchés développés à long terme.   Actions canadiennes : perspectives de 6 à 12 mois modérément négatives. La faiblesse des prix du pétrole et des taux d’intérêt pèse généralement sur les secteurs de l’énergie et des services financiers, qui constituent une part importante de l’indice des actions canadiennes. Bien que des mesures budgétaire et monétaire d’envergure réduisent les conséquences économiques du choc causé par la pandémie, la reprise sera probablement freinée à court terme par le poids des dettes de consommation, surtout par rapport aux États-Unis.  Actions canadiennes : perspectives sur cinq ans modérément positives. Malgré un profil de croissance à long terme plus faible, les actions canadiennes demeurent une catégorie d’actif attrayante, compte tenu du bon profil de dividendes de cette catégorie d’actif, des valorisations raisonnables et de l’appréciation progressive du dollar canadien, quoiqu’elle devrait être modeste.  Actions japonaises : perspectives neutres de 6 à 12 mois. Les importantes mesures de relance budgétaire et monétaire, surtout l’achat de parts de fonds négociés en bourse (FNB) par la Banque du Japon, soutiennent les actions japonaises. À court terme, le pays est également bien positionné pour profiter de la reprise cyclique à l’échelle mondiale, surtout en Chine.  Actions japonaises : perspectives neutres sur cinq ans. Selon nous, les facteurs structurels favorables aux actions japonaises, incluant une faible valorisation, l’amélioration continue de la gouvernance des entreprises et les généreux programmes de rachat d’actions, devraient pallier le profil de croissance modeste du marché. Sur une période de trois à cinq ans, les perspectives de cette catégorie d’actif sont neutres et légèrement optimistes.  Actions chinoises : perspectives de 6 à 12 mois modérément positives. Depuis le début de l’année, les actions chinoises figurent parmi les catégories d’actif les plus performantes (tant au pays qu’à l’étranger). Nous nous attendons à ce que le marché boursier chinois reste stable grâce au soutien des politiques publiques. Certains segments du marché intérieur – la consommation et les technologies, par exemple – continuent de dégager de bons rendements malgré des valorisations élevées. Bien que nous nous attendions à ce que la performance des marchés émergents ralentisse à court terme, nous pensons qu’ils pourraient dégager de bons rendements au cours des 12 prochains mois en raison des conditions monétaires favorables. Les titres des marchés émergents et des pays autres que les États-Unis nous paraissent afficher des valorisations attrayantes par rapport aux titres des marchés développés. Nous trouvons la Chine légèrement plus attrayante que les autres marchés émergents en raison de la nature ciblée de ses mesures de relance et de ses politiques, qui ont entraîné un assouplissement des normes de crédit.  Actions chinoises : perspectives neutres sur cinq ans. Nous soutenons que la croissance de la Chine devra ralentir progressivement pour faciliter le passage de son modèle axé sur la croissance industrielle vers un modèle misant sur la croissance de la consommation. L’épidémie de COVID-19 accélérera, certes, le ralentissement prévu, mais nous nous attendons à ce que la réaction des autorités soit suffisamment musclée pour maintenir la croissance chinoise sur la voie d’une décélération relativement graduelle au cours des cinq prochaines années. Selon nous, les valorisations sont désormais légèrement élevées compte tenu du changement d’orientation des indices mondiaux, en particulier, qui se détournent des grandes sociétés d’État pour mettre l’accent sur les actions des secteurs de la consommation et des technologies. Par conséquent, nous ne nous attendons plus à ce que la Chine voit ses valorisations augmenter par rapport au reste du monde, y compris les marchés émergents. Nous prévoyons par ailleurs une dépréciation du renminbi au cours de la période visée par nos prévisions.
Tableau illustrant les rendements prévus sur cinq ans des actions des marchés développés ($ US), au 30 septembre 2020
Tableau illustrant les rendements prévus sur cinq ans des actions asiatiques et des marchés émergents ($ US), au 30 septembre 2020
Tableau résumant les points de vue de l’équipe Répartition de l’actif concernant les actifs non traditionnels/réels, au 30 septembre 2020.  Fiducies de placement immobilier américaines : perspectives de 6 à 12 mois modérément négatives. Les fiducies de placement américaines continuent dans l’immédiat de subir les répercussions de la crise sanitaire, notamment dans les domaines de l’hébergement, du commerce de détail, du financement et des bureaux. Nous nous attendons à ce que les données fondamentales demeurent faibles à court terme.   Fiducies de placement immobilier américaines : perspectives neutres sur cinq ans. Le cours des titres des fiducies de placement immobilier reste intéressant par rapport à ce qu’il était il y a 12 mois, et nous nous attendons à un rebond au cours des cinq prochaines années. Les taux dans ce secteur devraient être élevés – peut-être même plus que dans de nombreux secteurs des obligations de sociétés de qualité. Cependant, nous nous attendons à ce que la reprise de ces titres soit lente et varie selon les secteurs, les plus touchés étant ceux qui subissent les plus lourdes répercussions de la COVID-19. Bien que nous recommandons depuis longtemps l’inclusion des FPI dans une répartition de l’actif diversifiée, nous sommes conscients que la fonction de l’immobilier commercial pourrait évoluer après la crise de la COVID-19, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la catégorie d’actif.  Ressources naturelles mondiales : perspectives de 6 à 12 mois modérément négatives. Les prix du pétrole ont récemment atteint un plateau, après un rebond marqué dans les semaines qui ont suivi le creux record atteint en avril. Nous nous attendons à ce que, dans l’immédiat, les cours évoluent dans une fourchette limitée, et nos perspectives à court terme sont légèrement négatives à l’égard des actions liées au pétrole. Pour ce qui est des métaux précieux, nous restons optimistes à l’égard de l’or – son statut de valeur refuge devrait l’aider à dégager une excellent rendement pendant une période probablement volatile.  Ressources naturelles mondiales : perspectives neutres sur cinq ans. Nous nous attendons à ce que les prix du pétrole remontent lentement au cours des cinq prochaines années, mais nous demeurons conscients que les événements géopolitiques pourraient modérer cette hausse. Les importantes mesures de relance budgétaire et monétaire pourraient entraîner une augmentation de l’activité économique, mais aussi une hausse de l’inflation à long terme, ce qui pourrait être de bon augure pour cette catégorie d’actif, surtout si l’offre n’augmente pas considérablement.  Actifs tangibles : perspectives neutres de 6 à 12 mois. Nous avons tendance à ne pas apporter de changements importants à court terme en raison des questions de liquidité propres à cette catégorie d’actif.  Actifs tangibles : perspectives sur cinq ans modérément positives. Nous continuons d’être optimistes à l’égard de cette catégorie d’actif. Les actifs tangibles, comme les infrastructures et l’immobilier, sont une bonne solution de rechange aux titres à revenu fixe, qui devrait plaire aux investisseurs capables de résister à une certaine d’illiquidité. Les investissements directs dans l’immobilier devraient connaître les mêmes difficultés que les FPI à court terme, mais pour l’instant, ils continuent de mériter une place stratégique dans les portefeuilles.
Tableau illustrant les rendements prévus sur cinq ans des actifs non traditionnels/réels ($ US), au 30 septembre 2020
Tableau illustrant les rendements prévus sur cinq ans des actifs tangibles ($ US), au 31 mars 2020

Glossaire des indices

Indice Cambridge Associates LLC Infrastructure

Cet indice est un calcul de l’horizon de 93 fonds d’infrastructures, y compris les partenariats entièrement liquidés formés entre 1993 et 2015. 

Indice MSCI/REALPAC Canada Quarterly Property Fund
Cet indice suit les fonds immobiliers à capital variable non cotés qui exercent leurs activités au Canada et mesure le rendement des propriétés et des fonds. 

Indice NCREIF Farmland

Cet indice est une mesure du rendement composé de séries chronologiques trimestrielles d’un vaste groupe de propriétés agricoles individuelles acquises sur les marchés privés aux fins de placement seulement.

Indice NCREIF Timberland                                                                               
Cet indice est une mesure du rendement composé de séries chronologiques trimestrielles d’un vaste groupe de propriétés forestières situées aux États-Unis acquises sur les marchés privés aux fins de placement seulement.

Indice NFI–ODCE
L’indice NCREIF Fund Index–Open-End Diversified Core Equity (NFI–ODCE) est un indice de rendement pondéré en fonction de la capitalisation et dans le temps à l’échelle des fonds, qui couvre des placements immobiliers en tenant compte de la part de propriété, des soldes de trésorerie et du levier financier.

Il n’est pas possible d’investir directement dans un indice.

 

Une crise généralisée dans le secteur de la santé, comme une pandémie mondiale, pourrait entraîner une forte volatilité des marchés, la suspension et la fermeture des opérations de change, et affecter le rendement du portefeuille. Le nouveau coronavirus (COVID-19) perturbe ainsi considérablement les activités commerciales à l’échelle mondiale. Les répercussions d’une crise sanitaire, ainsi que d’autres épidémies et pandémies susceptibles de survenir à l’avenir, pourraient avoir des conséquences sur l’économie mondiale qui ne sont pas nécessairement prévisibles à l’heure actuelle. Une crise sanitaire peut exacerber d’autres risques politiques, sociaux et économiques préexistants. Cela pourrait nuire au rendement du portefeuille, ce qui entraînerait des pertes sur votre placement.

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Gestion de placements Manuvie

Gestion de placements Manuvie est le secteur mondial de gestion de patrimoine et d’actifs de la Société Financière Manuvie. Nous comptons plus de 150 ans d’expérience en gestion financière au service des clients institutionnels et des particuliers ainsi que dans le domaine des régimes de retraite, à l’échelle mondiale. Notre approche spécialisée de la gestion de fonds comprend les stratégies très différenciées de nos équipes expertes en titres à revenu fixe, actions spécialisées, solutions multiactifs et marchés privés, ainsi que l’accès à des gestionnaires d’actifs spécialisés et non affiliés du monde entier grâce à notre modèle multigestionnaire.

Le présent document n’a été soumis à aucun examen de la part d’un organisme de réglementation des valeurs mobilières ou autre et il n’a été déposé auprès d’aucun organisme de réglementation. Il peut être distribué par les entités de Manuvie ci-après, dans leurs territoires respectifs. Des renseignements supplémentaires sur Gestion de placements Manuvie sont accessibles sur le site www.manulifeim.com/institutional/ca/fr.

Australie : Hancock Natural Resource Group Australasia Pty Limited, Manulife Investment Management (Hong Kong) Limited. Brésil : Hancock Asset Management Brasil Ltda. Canada : Gestion de placements Manuvie limitée, Distribution Gestion de placements Manuvie inc., Manulife Investment Management (North America) Limited et Marchés privés Gestion de placements Manuvie (Canada) Corp. Chine : Manulife Overseas Investment Fund Management (Shanghai) Limited Company. Espace économique européen et Royaume-Uni : Manulife Investment Management (Europe) Limited, qui est régie et réglementée par l’organisme Financial Conduct Authority, Manulife Investment Management (Ireland) Ltd. qui est régie et réglementée par l’organisme Central Bank of Ireland. Hong Kong : Manulife Investment Management (Hong Kong) Limited. Indonésie : PT Manulife Aset Manajemen Indonesia. Japon : Manulife Investment Management (Japan) Limited. Malaisie : Manulife Investment Management (M) Berhad (auparavant Manulife Asset Management Services Berhad), numéro d’inscription : 200801033087 (834424-U). Philippines : Manulife Asset Management and Trust Corporation. Singapour : Manulife Investment Management (Singapore) Pte. Ltd. (société inscrite sous le numéro 200709952G). Corée du Sud : Manulife Investment Management (Hong Kong) Limited. Suisse : Manulife IM (Switzerland) LLC. Taïwan : Manulife Asset Management (Taiwan) Co., Ltd. États-Unis : John Hancock Investment Management LLC, Manulife Investment Management (US) LLC, Marchés privés Gestion de placements Manuvie (États-Unis) SARL et Hancock Natural Resource Group, Inc. Vietnam : Manulife Investment Fund Management (Vietnam) Company Limited.

Gestion de placements Manuvie, le M stylisé et Gestion de placements Manuvie & M stylisé sont des marques de commerce de La Compagnie d’Assurance-Vie Manufacturers et sont utilisées par elle, ainsi que par ses sociétés affiliées sous licence.

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Benjamin W. Forssell, CFA

Benjamin W. Forssell, CFA, 

Gestionnaire de portefeuilles clients, Équipe de portefeuilles multiactifs mondiaux

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Frances Donald

Frances Donald, 

Économiste en chef, Monde et chef mondiale, Stratégie macroéconomique, Équipe Solutions multiactifs, Gestion de placements Manuvie

Gestion de placements Manuvie

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Geoffrey Kelley, CFA

Geoffrey Kelley, CFA, 

Gestionnaire de portefeuille principal et chef mondial, Répartition stratégique de l’actif, Solutions multiactifs, Gestion de placements Manuvie

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James (« Jamie ») Robertson, GPC

James (« Jamie ») Robertson, GPC, 

Gestionnaire de portefeuille principal et chef, Répartition de l’actif, Canada et chef mondial, Répartition tactique de l’actif, Équipe Solutions multiactifs, Gestion de placements Manuvie

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Luke Browne

Luke Browne, 

Chef, Répartition de l’actif, Asie

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Nathan Thooft, CFA

Nathan Thooft, CFA, 

Cochef des placements, Équipe Solutions multiactifs et chef mondial, gestionnaire de portefeuille principal, Équipe Répartition de l’actif, Gestion de placements Manuvie

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Robert E. Sykes, CFA

Robert E. Sykes, CFA, 

Gestionnaire de portefeuille principal et chef, Répartition de l’actif, États-Unis, Équipe Solutions multiactifs

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