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Réponses à vos questions sur les placements

À la demande générale, l’équipe Stratégie des marchés des capitaux, dirigée par Philip Petursson, stratège en chef des placements à Gestion de placements Manuvie, répond à d’autres de vos questions pertinentes sur les conditions actuelles du marché. L’équipe examine les répercussions de la réouverture rapide de l’économie mondiale, de l’augmentation des taux d’intérêt et de la hausse de l’inflation sur les titres à revenu fixe, le secteur pétrolier et le dollar canadien. Le moment est-il venu de retirer une partie de son argent, et quels sont les plus grands risques pour les 18 à 24 prochains mois? Lire la suite…

Compte tenu de la hausse des taux d’intérêt, qui entraîne un recul important des obligations à long terme, le moment est-il venu de baisser les bras ou faut-il patienter dans l’espoir de récupérer les pertes?

Les taux d’intérêt ont évolué depuis le début de l’année 2021. Les investisseurs se font lentement à l’idée que l’inflation, qu’ils pensaient temporaire, pourrait demeurer à long terme aux environs de 2 %. Aux États-Unis, le taux de l’obligation à 10 ans est maintenant d’environ 1,56 %, alors qu’il était à peu près de 0,93 % en janvier, ce qui pèse sur les obligations à long terme, car les obligations et les instruments de crédit à court terme pourraient être maintenant plus attrayants.

Parallèlement à la hausse de l’inflation, la Réserve fédérale des États-Unis et la Banque du Canada pourraient intervenir et relever le taux du financement à un jour vers le deuxième semestre de 2022. En théorie, il pourrait être opportun de conserver les placements à long terme pour, après un certain temps, récupérer les pertes; toutefois, cela pourrait faire manquer des occasions, car d’autres titres à revenu fixe présentent un moindre potentiel de perte. Par ailleurs, les taux pourraient chuter en cas de choc économique – mais c’est peu probable.

« L’espoir et la prière ne sont pas des stratégies de placement – il est parfois préférable de passer à autre chose. »

– Kevin Headland, stratège principal des placements, Gestion de placements Manuvie

Lors d’un récent sondage mené auprès des petites entreprises, un grand nombre d’entre elles ont indiqué qu’elles relèveraient les prix en raison de l’augmentation de leurs coûts d’exploitation. Compte tenu de la hausse de l’inflation, les titres à revenu fixe à long terme dont le taux est plus faible connaîtront des difficultés. Étant donné la hausse des taux d’intérêt et de l’inflation au cours des prochaines années, il serait peut-être prudent de réduire les pertes sur certains titres à revenu fixe à long terme dont le taux est plus faible.

Quelles sont les implications de la forte hausse des taux pour les clients dont la stratégie est plus prudente?

« Le scénario le plus probable est une accélération de l’inflation suivie d’une augmentation des taux, et la Réserve fédérale des États-Unis sera forcée de relever les taux. »

– Philip Petursson, stratège en chef des placements, Gestion de placements Manuvie

L’équipe Stratégie des marchés des capitaux estime que la Réserve fédérale des États-Unis est acculée au pied du mur par l’inflation. Elle pense peut-être que l’inflation n’est pas temporaire, mais si cela s’avérait être le cas, cela pourrait contrarier les marchés des titres à revenu fixe et les taux d’intérêt augmenteront beaucoup plus qu’à l’heure actuelle. En ce qui concerne les attentes d’inflation, la moyenne sur 10 ans est de 1,7 %, mais une inflation de 2,5 % à 3 % reflète mieux le contexte économique actuel.

La recherche de rendement sera difficile pour les clients plus prudents désirant un revenu. Les stratégies de titres à revenu fixe sont assez simples en période de hausse des taux et d’accentuation de la courbe des taux. L’accent devra être mis sur la réduction de la duration, préférable à moins de cinq ans, selon l’endroit où la courbe des taux s’accentue. Par la suite, il est peut-être temps de diminuer la qualité des titres. Dans le contexte actuel, les titres de créance de sociétés et les titres à rendement élevé pourraient dégager un rendement supérieur à celui des titres de créance d’État à long terme. Les titres à rendement élevé tendent à bien se porter lorsque la courbe des taux s’accentue, car les perspectives économiques s’améliorent, ce qui réduit le risque de défaillance des titres à revenu fixe à rendement élevé. N’oubliez pas que cela dépend de l’émetteur et qu’il est important de choisir les émetteurs et les sociétés dans lesquels investir.

Le secteur canadien de l’énergie a connu une forte hausse. La progression du secteur est-elle terminée pour cette année et à quoi pouvons-nous nous attendre pour le reste de l’année?

Cela se résume à deux questions :

  • Devrais-je investir dans le secteur de l’énergie si ce n’est pas déjà fait?
  • Que dois-je faire de mes placements dans le secteur de l’énergie cette année?

Le secteur du pétrole et du gaz a connu une forte remontée à la suite de la réouverture rapide, certaines sociétés atteignant leur niveau d’avant la pandémie. Cependant, la prudence est de mise. L’équipe Stratégie des marchés des capitaux pense qu’il est peut-être bon d’éviter d’investir de nouveaux fonds compte tenu des valorisations actuelles, bien qu’elle voit un potentiel de hausse, mais on peut conserver les positions existantes.

Quelle va être l’incidence du contexte économique actuel sur le dollar canadien?

Au début de 2021, nous avions prévu que le dollar canadien se situerait entre 0,79 et 0,81 cent, et il a déjà dépassé cette fourchette. À moins d’un changement de politique de la part de la Réserve fédérale ou de la Banque du Canada, le dollar canadien est redevenu dépendant du pétrole. La juste valeur du dollar canadien au prix actuel du pétrole est d’environ 0,84 $ US, et nous pensons que c’est vers cette valeur qu’il se dirige. Si le prix du pétrole change, cela aura une incidence sur le dollar.

Pourrions-nous nous tromper? Même si nous pensons que l’OPEP, en tant que groupe, agira dans son intérêt et maintiendra le prix du pétrole stable, il est toujours possible qu’un des membres de l’organisation dont les coûts de production sont faibles ouvre les vannes et commence à pomper du pétrole à un prix rentable pour lui et inonde le marché. Cela réduirait le prix du pétrole et la valeur du dollar canadien. Cependant, l’équipe Stratégie des marchés des capitaux ne s’attend pas vraiment à ce que cette situation se produise, car elle prévoit une augmentation du prix du pétrole et du dollar canadien jusqu’en 2022.

Est-il toujours intéressant d’investir dans les marchés émergents compte tenu de leur contre-performance relative par rapport aux marchés développés depuis le début de l’année?

« Nous consacrons une partie du portefeuille modèle aux marchés émergents parce que, à long terme, les données fondamentales et les principaux facteurs de croissance sont attrayants. »

– Macan Nia, stratège principal des placements, Gestion de placements Manuvie

Nous avons décidé de consacrer une partie du portefeuille modèle aux marchés émergents parce que nous sommes optimistes à l’égard de leurs perspectives. Ces marchés évoluent – ils étaient auparavant très axés sur les matières premières et l’énergie, mais ils sont maintenant de plus en plus composés de sociétés du secteur des technologies et des services. De même, compte tenu de la répartition géographique, les marchés émergents étaient auparavant composés de pays comme le Brésil, le Mexique et l’Afrique du Sud. Aujourd’hui, les pays d’Asie représentent 80 % des marchés émergents. Pour obtenir de plus amples renseignements, reportez-vous à nos récents Billets sur l’investissement, en cliquant ici et ici.

Notre approche des marchés émergents est stratégique et non tactique. Toute faiblesse ou contre-performance des titres des marchés émergents à l’heure actuelle représente une occasion pour les investisseurs.

Nos recherches montrent également que lorsqu’une correction survient alors qu’il n’y a pas de récession, le rendement sur un an est positif 90 % du temps. Nous pensons que les marchés émergents ont subi la correction que les marchés américains auraient dû subir. Les marchés américains avaient à peine perdu 5 % lorsque les investisseurs se sont précipités. Donc, lorsque les marchés émergents affichent un repli de 10 %, cela donne aux investisseurs hésitants une bonne occasion d’investir.

Lorsque l’inflation tend à augmenter, les marchés émergents ont tendance a afficher une très bonne performance. Lorsqu’on regarde la matrice de la dynamique croissance/inflation, on constate que les conditions sont idéales pour les marchés émergents. Nous croyons également aux changements structurels à long terme en Asie, c’est pour cela que nous avons décidé de consacrer 10 % du portefeuille modèle aux marchés émergents.

L’indice S&P 500 a progressé de 11,5 % – le moment est-il venu de se retirer?

Même si au premier trimestre de 2021, l’indice S&P 500 a dégagé un rendement égal au rendement annuel moyen à long terme, nous pensons que le marché peut encore progresser. En rétrospective, nos recherches montrent que depuis 1921, la vigueur engendre la vigueur. Si les marchés progressent de 20 % sur une période d’un an, le scénario le plus probable est qu’ils augmenteront encore de 10 % au cours des 12 prochains mois. En l’absence d’une récession, 60 % du temps, le rendement des marchés est supérieur à 10 % et 35 % du temps, il est supérieur à 20 %. Nous nous attendons à ce que la croissance du marché ralentisse avec quelques corrections en cours de route, mais l’équipe Stratégie des marchés des capitaux estime que les marchés ont encore une marge de progression et finiront l’année en beauté.

Quel est le principal risque pour les marchés au cours des 18 à 24 prochains mois?

« La probabilité est faible, mais une erreur de politique des banques centrales pourrait ternir les perspectives du marché obligataire, ce qui aurait pour conséquence ternir celles du marché boursier. Une erreur de politique pourrait être de resserrer la liquidité prématurément ou d’augmenter les taux d’intérêt trop rapidement. Les banques centrales ont tiré les leçons de la réponse émotive provoquée par la réduction des mesures de relance de 2009 à 2013, ce qui devrait les aider à prendre de futures décisions. »

– Kevin Headland, stratège principal des placements, Gestion de placements Manuvie

« Un événement de type “cygne noir” que personne ne voit venir. Ce pourrait être l’augmentation de l’impôt sur les gains en capital aux États-Unis. Les États-Unis ont augmenté l’impôt sur les gains en capital quatre fois, et chaque fois, les marchés ont rebondi. C’est comme un choc causé par un risque géopolitique. »

– Macan Nia, stratège principal des placements, Gestion de placements Manuvie

« Je pense que le plus grand risque cette année pourrait être une bonne nouvelle pour certains – que la tendance haussière du marché ne donne pas l’occasion aux investisseurs sur la touche d’y entrer. La vigueur engendre la vigueur, les indicateurs économiques s’améliorent et les économies redémarrent. Il y a beaucoup d’investisseurs sur la touche qui attendent un recul ou une correction pour réinvestir après avoir liquidé leurs placements l’année dernière en raison des risques géopolitiques, etc. Comme un bon ami l’a déjà dit, « Parfois, la chose la plus cruelle qu’un marché haussier puisse faire est de ne pas vous laisser entrer. »

– Philip Petursson, stratège en chef des placements, Gestion de placements Manuvie

L’augmentation des taux d’intérêt entraîne généralement la diminution des cours obligataires. Plus la durée moyenne des obligations détenues dans un fonds est longue, plus le fonds risque d’être sensible aux fluctuations des taux d’intérêt. Le rendement d’un fonds fluctue en fonction de la variation des taux d’intérêt.

Le risque de change s’entend du risque que la fluctuation des taux de change ait un effet négatif sur la valeur des placements détenus dans un fonds.

Les opinions exprimées sont celles de Gestion de placements Manuvie au moment de leur publication et elles pourraient changer en fonction de la conjoncture du marché et d’autres conditions. Bien que les analyses et renseignements présentés dans le présent document aient été compilés ou formulés à l’aide de sources jugées fiables, Gestion de placements Manuvie ne donne aucune garantie quant à leur précision, à leur exactitude, à leur utilité ou à leur exhaustivité, et n’accepte aucune responsabilité pour toute perte découlant de l’utilisation du présent document ou des renseignements et analyses qu’il contient. Gestion de placements Manuvie n’est nullement tenue de mettre à jour ces renseignements. Ni Gestion de placements Manuvie, ni ses sociétés affiliées, ni leurs administrateurs, dirigeants et employés n’assument de responsabilité pour quelque perte ou dommage direct ou indirect, ou quelque autre conséquence que pourrait subir quiconque agit sur la foi des renseignements du présent document.

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Philip Petursson

Philip Petursson, 

Stratège en chef des placements et chef, Recherche de placements, Marchés des capitaux

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Kevin Headland

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Macan Nia

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