Prendre la température de votre portefeuille : pourquoi maintenant?

Faites-vous partie du problème ou de la solution? Patrick Blais, gestionnaire de portefeuille principal, Gestion de placements Manuvie, sur la façon d’harmoniser vos placements avec les cibles de l’Accord de Paris.

Cet article a été publié dans Wealth Professional.

Ironiquement, le besoin urgent de réduire la température mondiale n’a jamais été un sujet aussi chaud. Brossant un tableau saisissant des pires répercussions des changements climatiques, l’Accord de Paris stipule qu’il faut limiter la hausse de la température à 1,5 degré au-dessus du niveau préindustriel. Pour y parvenir, nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45 % d’ici 2030 et atteindre la carboneutralité d’ici 2050.

Patrick Blais, directeur général principal et gestionnaire de portefeuille principal, chef de l’équipe Gestion des actions fondamentales à Gestion de placements Manuvie, estime que l’établissement d’objectifs aussi concrets est la solution pour diminuer les émissions de carbone. Selon lui, les effets dévastateurs des conditions météorologiques extrêmes, les déplacements causés par les inondations et la disparition d’habitats naturels ou d’espèces, par exemple, représentent un prix élevé à payer pour la société.

« L’Accord de Paris constitue un cadre solide, déclare M. Blais, mais qui nécessite des mesures, de la force et une volonté d’aller de l’avant en tant que société dans divers pays. »

Certains secteurs détiennent la clé du succès, en particulier celui de l’énergie. En « prenant la température » d’un portefeuille ou d’un fonds, les conseillers peuvent voir à quel point les titres sont bien alignés sur les cibles de carboneutralité. En termes simples, pour survivre et être durables, de nombreuses entreprises doivent se décarboniser. La dure réalité, à notre sens, c’est que cela ne passera pas par l’adoption de nouvelles technologies vertes, mais plutôt par la réduction des émissions existantes des grands pollueurs.

En prenant la température de vos placements, vous ne donnez pas crédit aux sociétés pour ce qu’elles font aujourd’hui, mais pour les mesures qu’elles vont prendre afin de s’aligner sur l’Accord de Paris. Nous croyons qu’en utilisant la bonne technologie et en mesurant les progrès réalisés par rapport à des cibles fondées sur la science, il est possible d’obtenir la température globale d’un fonds ou d’un portefeuille.

« Selon nous, affirme M. Blais, cela facilite l’identification des sociétés qui travaillent à limiter la hausse de la température à 1,5 degré et permet aux investisseurs de constituer des portefeuilles axés sur l’atteinte de cet objectif en priorisant celles qui mettent la main à la pâte. »

Les sociétés qui déploient les efforts nécessaires obtiennent également un avantage concurrentiel, au moment où divers marchés et organismes de réglementation prennent des mesures pour s’attaquer au problème des changements climatiques. Les consommateurs s’expriment aussi par l’intermédiaire de leurs achats : par exemple, certains modes de transport, comme le transport ferroviaire, sont privilégiés en raison de leur faible intensité en carbone. Les investisseurs auraient peut-être avantage à tenir compte des occasions qui se présentent, au lieu de simplement mettre en œuvre des tactiques d’aversion au risque.

En plus de les exposer à de nouveaux marchés qui tirent profit de la tendance à long terme vers la carboneutralité, cette approche est susceptible d’améliorer le rendement de leur portefeuille. Il y a des indices MSCI alignés sur l’Accord de Paris qui affichent des rendements concurrentiels par rapport à ceux des indices généraux1. D’après M. Blais, cela montre que les entreprises se conforment aux attentes sociales et profitent de cette exposition.

« Les sociétés qui ont pris des mesures pour harmoniser leurs activités [avec les cibles de l’Accord de Paris] ont probablement développé des façons de faire plus durables qui limitent le risque de baisse, explique-t-il. Dans certains cas, leur faible intensité en carbone leur donne accès à une nouvelle clientèle et leur permet d’accroître leur part de marché. »

« Nous ne pensons pas que le fait d’avoir un portefeuille aligné sur l’Accord de Paris rime nécessairement avec des perspectives de faible rendement, ajoute-t-il. Tant que vous effectuez votre analyse fondamentale traditionnelle, que vous l’associez à une évaluation climatique rigoureuse et que vous repérez les sociétés qui sont bien positionnées dans ce contexte, vous pouvez continuer d’obtenir de bons résultats tout en faisant correspondre le fonds aux valeurs que plusieurs investisseurs recherchent. »

Étant donné son envergure et ses capacités de recherche, Manuvie a des opinions bien arrêtées sur les mesures que les entreprises peuvent prendre pour asseoir leurs activités sur des bases plus durables. Ce sont des sujets de discussion que M. Blais et ses collègues abordent régulièrement avec les dirigeants de sociétés. Or, il avance que la plupart d’entre eux sont ouverts à l’idée d’entendre le point de vue des actionnaires, surtout s’il repose sur de solides recherches.

Si le message ne passe pas, l’étape suivante peut être l’envoi d’une lettre au conseil d’administration. Viennent ensuite le vote par procuration, qui a beaucoup de poids, et en dernier recours, le désinvestissement.

« Les entreprises sont très souvent réceptives, précise M. Blais. Nous pouvons citer de nombreuses occasions où après des discussions, elles ont adopté des mesures comme l’établissement d’objectifs de base, et c’est en partie grâce à la mobilisation des investisseurs, qui ont posé des questions et exercé des pressions. »

Bien que les cibles de l’Accord de Paris aient cristallisé les choses pour bien des gens, M. Blais indique que le cadre réglementaire est toujours à la traîne par rapport à ce qui doit être fait, qu’il s’agisse de l’application générale des règles, de la sévérité de celles-ci ou de l’ampleur de ce qui relève de la réglementation.

Il prévient que tout le monde doit jouer son rôle et que les investisseurs peuvent faire partie de la solution s’ils s’engagent fermement à s’attaquer aux problèmes climatiques et à influencer les plans des entreprises. Il ajoute qu’une solide initiative avec des cibles fondées sur la science est maintenant en place, mais qu’elle nécessite une adhésion totale.

« En tant qu’investisseurs, nous pouvons contribuer à changer les choses, conjointement avec les organismes de réglementation. Nous croyons que [les cibles de l’Accord de Paris] visent à créer une société et une économie plus durables et nous mettent véritablement sur la bonne voie. »

Apprenez-en davantage sur la façon dont le Fonds d’initiatives climatiques Manuvie de Gestion de placements Manuvie utilise l’Accord de Paris comme cadre pour aligner les décisions de placement sur les données climatiques.

Commandité par Gestion de placements Manuvie, avril 2022. 

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