Une transition juste

Seule une transition juste verra l’aboutissement de mesures concrètes pour lutter contre les changements climatiques.

  • La lutte contre les changements climatiques repose sur de multiples approches, y compris des mesures incitatives, des mesures fiscales et de nouvelles normes améliorées.
  • L’atténuation des changements climatiques constitue un impératif à la fois économique et moral, car le coût global des changements climatiques si aucune mesure n’est prise sera beaucoup plus grand pour la société que le coût des mesures d’atténuation.
  • Cependant, il y a des coûts à court terme, et nous devons comprendre qui doit assumer ces coûts et qui en profitera. Les coûts supplémentaires ne sont jamais accueillis favorablement, mais il faut démontrer les bénéfices engendrés, y compris la sécurité énergétique et les nouveaux « emplois verts ».
  • Il faut que la transition soit juste pour qu’elle soit appuyée par tous et pour éviter des retards qui entraîneront tout simplement davantage de changements climatiques.
  • Une transition juste signifie que l’équité doit faire partie intégrante des solutions fiscales et politiques aux changements climatiques.
  • Afin de favoriser l’acceptation, le produit des taxes et des droits doit être perçu comme étant bien dépensé pour être populaire et ainsi gagner en légitimité sur le plan politique et social.

Il est généralement admis que les changements climatiques, s’ils demeurent sur leur trajectoire actuelle, seraient un désastre économique pour toute la société. Les économistes préviennent qu’un réchauffement de 2 °C d’ici 2050 pourrait entraîner une réduction du PIB mondial allant de 2,5 % à 7,5 %, où les pays d’Afrique et d’Asie seraient les plus durement touchés. À long terme, les coûts et les effets dévastateurs d’une adaptation aux changements climatiques sont beaucoup plus importants que les coûts associés à la prise immédiate de mesures pour réduire la hausse de la température.

Nous savons que l’incidence des changements climatiques sera probablement plus grande sur les personnes, les collectivités et les pays les plus pauvres, soit ceux qui sont le moins en mesure d’en atténuer leurs effets. Il y a déjà des preuves : la pandémie de COVID-19 a montré que les événements extrêmes touchent de façon disproportionnée les membres de la société les plus pauvres et exacerbent les écarts de revenu nationaux existants. Il faut donc agir, mais la façon de le faire sera déterminante pour le renouvellement de l’appui populaire aux mesures d’atténuation.

Pour parvenir à un consensus sur les mesures à adopter pour lutter contre les changements climatiques, il est essentiel d’adopter une approche équitable pour leur mise en œuvre : une transition juste qui tient compte du risque que les coûts de la lutte contre les changements climatiques pèsent de façon disproportionnée sur ceux qui ne peuvent pas les assumer. De même, ceux qui ont extrait des combustibles à la sueur de leur front dans des conditions difficiles ont besoin de formation et d’emplois dans les nouveaux secteurs découlant de la transition vers des énergies propres.

« La transition vers une économie inclusive et à faibles émissions de carbone doit être juste et équitable; elle doit maximiser les occasions de prospérité économique, de justice sociale, de respect des droits et de protection sociale pour tous, sans laisser personne de côté. »

CCNUCC, 21 avril 2020

Les pays et les entreprises sont de plus en plus enclins à mettre en œuvre des initiatives conçues pour réduire leur propension à polluer au moyen de la tarification du carbone. En 2021 seulement, 65 projets de tarification du carbone ont été retenus par 45 territoires nationaux et 34 territoires infranationaux, visant 11,65 milliards de tonnes d’équivalent CO2, ou 21,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Ces coûts pourraient provoquer une récidive de l’inflation à court terme, car les entreprises paient essentiellement pour polluer ou, autrement, investissent dans les nouvelles technologies nécessaires pour éviter d’émettre des GES.

Modes de tarification du carbone

Système d’échange de droits d’émission

 

Le total des émissions de GES permises est limité et certaines industries à faibles émissions de certains secteurs peuvent conserver ou vendre tout droit d’émission inutilisé.

 

Une dynamique d’offre et de demande des droits d’émission est créée et les systèmes d’échange de droits d’émission peuvent alors fixer un cours du marché pour les émissions de GES.

 

Les gouvernements décident des plafonds d’émissions applicables à chaque secteur ou à des économies entières, lesquels diminuent habituellement au fil du temps.

Taxe sur le carbone

 

Un taux de taxation des émissions de GES ou, plus souvent, du contenu en carbone des combustibles fossiles (plutôt que sur leurs émissions) est établi.

 

L’objectif est que les particuliers et les entreprises paient la totalité des coûts sociaux de la pollution par le carbone qu’ils causent.

 

 

Des revenus pouvant servir à atténuer les effets de la pollution sont générés.

 

 

Comme le Fonds monétaire international a fortement réduit ses prévisions de croissance pour 2022, en avertissant que l’inflation supérieure aux attentes et le variant Omicron plombent les perspectives de l’économie mondiale, certains politiciens ont commencé à s’attaquer à ces écotaxes au moment où l’inflation commence à se faire sentir dans les pays développés et en développement. Aux États-Unis, l’administration Biden a été confrontée à l’édulcoration de son projet de loi comprenant des mesures sociales et climatiques d’une valeur de 3,5 billions de dollars américains – certains démocrates prévenant que le montant proposé nommément pour les investissements dans la lutte aux changements climatiques et les énergies propres (555 milliards de dollars américains) pourrait être abaissé ou éliminé.

Les taxes sur l’énergie touchent de façon disproportionnée les personnes moins fortunées. Or, pour atteindre la carboneutralité, il est crucial que des écotaxes continuent d’inciter les gens à passer à des sources d’énergie à faibles émissions. À long terme, la résolution des changements climatiques peut être avantageuse pour toute la société et, plus particulièrement, pour les personnes, les collectivités et les pays les plus pauvres. Toutefois, il est essentiel que le réinvestissement des écotaxes soit clairement suivi pour en montrer la valeur pour la société et les avantages directs à court terme.

Qu’est-ce qu’une transition juste?

Essentiellement, l’Accord de Paris reconnaissait l’importance de répondre aux « impératifs d’une transition juste pour la population active et de la création d’emplois décents et de qualité, conformément aux priorités de développement définies au niveau national ». Dans la lutte contre les changements climatiques, nous devons également envisager de plus vastes objectifs de développement durable, y compris la réduction des inégalités et l’offre d’emplois décents et d’énergies propres et abordables. De façon générale, lorsqu’on envisage une transition juste, il convient de tenir compte des travailleurs, des chaînes d’approvisionnement, des collectivités et des consommateurs, qui sont tous touchés par les mesures fiscales.

Pourquoi devrions-nous viser une transition juste?

1 Pour des raisons purement éthiques

2 Pour assurer la légitimité sociale de la transition

3 Pour assurer l’acceptabilité politique la plus vaste possible et éviter les manifestations et les retards, ainsi que les coûts financiers et environnementaux afférents

« L’un des principaux défis à relever pour passer à une économie à faibles émissions de carbone est de permettre aux travailleurs des secteurs en déclin de trouver de nouveaux emplois et moyens de subsistance. »

CCNUCC, 21 avril 2020

Si les personnes qui ont travaillé fort dans des conditions difficiles pour extraire des combustibles fossiles (p. ex., les mineurs de charbon) ne voient pas de mesures concrètes visant à créer des emplois dans des secteurs d’activités renouvelables dans leur région, le fait de ne pas gérer adéquatement le passage d’emplois à émissions de carbone élevées à des emplois à faibles émissions risque d’entraîner un revirement des politiques.

Selon les prévisions, la transition devrait créer un très grand nombre d’emplois (18 millions d’emplois pourraient être créés d’ici 2030 en vue de l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris), mais les travailleurs ont besoin de voir des mesures concrètes pour s’assurer que les emplois dans les secteurs d’activités renouvelables sont soutenus dans leur région et savoir qu’ils seront qualifiés et formés pour les occuper.

Plusieurs compétences requises pour les emplois dans le secteur des énergies polluantes sont transférables au secteur des énergies renouvelables : les compétences des ingénieurs électriciens travaillant dans des centrales à combustible fossile en exploitation peuvent être adaptées aux centrales de production d’énergie renouvelable, et d’anciens travailleurs de chantiers navals pourraient être formés pour construire des parcs éoliens flottants, tout comme les mineurs de charbon délogés pourraient travailler dans le secteur de l’énergie solaire. D’ambitieux projets pilotes ont été lancés pour inciter des travailleurs à déménager pour des mégaprojets écologiques éloignés, mais ces exploitations (p. ex., des parcs éoliens) se trouvent peut-être déjà dans des emplacements semblables à ceux des exploitations polluantes existantes (p. ex., les plates-formes pétrolières). Des projets plus localisés pourraient aider à convaincre les travailleurs que ces nouveaux emplois seront réellement créés dans leur région, souvent dans les mêmes centres industriels qui verront les industries polluantes décliner.

Sources d’énergie mondiales sur deux siècles

Consommation mondiale d’énergie primaire par source (TWh)

Graphique couvrant deux cents ans de consommation d'énergie par source, les matériaux traditionnels tels que la biomasse et le charbon cédant la place, par exemple, aux biocarburants modernes, au solaire et à l'éolien.
Source : « Energy Transitions: Global and National Perspectives », Vaclav Smil, 2017; Statistical Review of World Energy, BP, 2021. Repéré à https://ourworldindata.org/energy [ressources en ligne]. TWh signifie térawattheure. L’énergie primaire est calculée en fonction de la « méthode de substitution », qui tient compte des inefficacités de la production de combustibles fossiles en convertissant l’énergie non fossile en intrants énergétiques nécessaires si elle subissait les mêmes pertes de conversion que les combustibles fossiles.

Le livre blanc sur la transition juste des Nations Unies laisse entendre que les entreprises, les secteurs d’activité et les gouvernements d’états ou fédéraux pourraient établir et financer des programmes publics de formation pour favoriser la requalification dans le contexte des stratégies de développement économique régional. Les entreprises devraient déterminer leur engagement communautaire, surtout dans les régions où le risque d’être aux prises avec un actif irrécupérable est élevé, et les syndicats doivent s’assurer que leurs membres reçoivent la formation dont ils ont besoin dans le cadre des négociations de conventions collectives. 

Qu’est-ce qui amplifie le problème aujourd’hui?

Les inégalités actuelles sont exacerbées par la hausse des prix de l’énergie, un facteur qui explique en grande partie la hausse de l’inflation dans de nombreux pays. De nature, les dépenses énergétiques des ménages sont plutôt inélastiques. En général, les gens doivent chauffer leur maison et réduire leurs autres dépenses. De fait, la pression s’accroît sur les politiciens pour qu’ils trouvent des moyens de réduire les prix, et tout ce qui est perçu comme provocant une hausse des coûts, comme les taxes sur le carbone, est une cible potentielle. Cette pression est exercée non seulement par le segment le plus pauvre de la société, mais de façon plus générale, les personnes à revenu moyen ressentent également le fardeau de l’inflation.

La hausse des prix de l’énergie provoque une hausse du coût de la vie

Taux d’inflation mesuré par l’IPCH dans la zone euro (%)

Un graphique linéaire montre la forte inflation récente des coûts du logement, de l'électricité et du gaz dans la zone euro, telle que mesurée par l'indice IPCH.
Source : « Measuring inflation—the Harmonised Index of Consumer Prices (HICP) », BCE, janvier 2022. Le taux d’inflation tient compte des coûts du logement, de l’électricité et du gaz.

Dans un contexte politiquement tendu où la situation est surveillée de près, il est important de faire la distinction entre ces taxes à court terme, soit des mesures incitatives pour lutter contre les changements climatiques, et les affirmations injustifiées à l’égard de l’incidence sur les consommateurs d’autres activités de transition. Par exemple, un récent rapport du Forum économique mondial faisait état d’une incidence relativement faible sur les coûts dans de nombreux secteurs, de l’ordre de 1 % à 4 %. Toutefois, comme des chiffres élevés sont souvent cités et que les taxes sur le carbone sont faciles à cibler, il est essentiel que les partisans des mesures soient clairs quant aux coûts et aux avantages.

Les défis géopolitiques sont l’un des principaux moteurs de la hausse actuelle des prix de l’énergie; par exemple, l’invasion de l’Ukraine risque de perturber les approvisionnements énergétiques en Europe. De plus, pour atteindre les cibles de carboneutralité de 2050, les systèmes énergétiques devront vraisemblablement faire l’objet d’investissements mondiaux de 5 billions de dollars américains par année d’ici la fin de la décennie. Et comme les gouvernements, les consommateurs et les actionnaires poussent tous les secteurs à se décarboniser, cette écorévolution pourrait entraîner des coûts à court terme, ce qui contribuera à l’inflation mondiale.

Parallèlement, les changements climatiques pourraient en soi réduire la disponibilité de certaines sources d’énergie renouvelable. En 2021, la production d’énergie renouvelable au Royaume-Uni est tombée à son plus bas niveau en quatre ans en raison d’une baisse de la vitesse des vents qui a fait chuter la production d’énergie éolienne de 30 % par rapport à l’année précédente. De même, une mégasécheresse dans le sud-ouest des États-Unis tarit le potentiel hydroélectrique de la rivière Colorado, tout en nuisant aux cultures destinées à la production de biocarburants.

Diverses études ont tenté d’analyser comment ce taux d’inflation est ressenti par les personnes ayant différents niveaux de revenu. Les recherches de l’OCDE démontrent que les ménages à faible revenu consacrent une plus grande part de leur revenu au loyer et aux services énergétiques, y compris l’électricité. D’autres études menées au Royaume-Uni et en Australie confirment les tendances haussières à court terme des prix moyens associés aux dépenses non discrétionnaires qui touchent de façon disproportionnée les personnes dont le revenu se situe dans le plus bas quartile.

La croissance des prix associés aux dépenses non discrétionnaires a chuté pendant la pandémie et a fortement augmenté depuis.

IPCL, hausse des prix associés aux dépenses discrétionnaires et non discrétionnaires sur 12 mois, Royaume-Uni, de janvier 2017 à novembre 2021 (%)

Un graphique linéaire montrant que les dépenses non discrétionnaires du Royaume-Uni ont fortement diminué pendant la panédie, mais qu'elles ont fortement augmenté depuis.
Source : « Inflation rates for discretionary and non-discretionary spending: December 2021 », ONS, 2021. IPCL fait référence à l’indice des prix à la consommation, y compris les coûts de logement des propriétaires occupants.

Pourquoi maintenir le cap?

Bien sûr, nous serons tous, et surtout les plus pauvres de nos collectivités, perdants en cas de changements climatiques irréversibles. Ultimement, le passage aux énergies renouvelables aide tout le monde, en particulier ceux qui sont le moins en mesure de payer des mesures d’atténuation (p. ex., la protection contre les inondations) et qui sont les plus susceptibles de vivre dans les zones les plus touchées. Mais les manifestations des Gilets jaunes en France en 2018, déclenchées par les hausses de taxes sur l’essence et le diesel, servent à souligner que les solutions aux changements climatiques qui ne tiennent pas compte des inégalités économiques sont perçues comme injustes et irréalisables sur le plan politique. Les partisans d’une prise de mesures concrètes contre les changements climatiques dans le contexte politique actuel doivent prédire comment les opposants dépeindront leurs propositions et s’assurer qu’elles seront perçues comme étant justes.

Il existe d’autres risques d’instabilité politique dans les pays producteurs de pétrole qui ne s’adaptent pas à la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Des analystes suggèrent que certains pays, dont le Nigéria, l’Irak, l’Algérie et le Tchad, sont vulnérables à « une vague d’instabilité politique au ralenti » alors qu’ils luttent contre « un cercle vicieux de chutes des revenus tirés des hydrocarbures, de crises politiques et de tentatives infructueuses de relancer des secteurs non pétroliers moribonds ». De nombreux pays seront trop entravés par l’insuffisance des infrastructures, du capital humain et des institutions économiques et juridiques pour opérer une diversification en douceur au détriment des combustibles fossiles.

Ce sont des facteurs importants connus, mais difficiles à prévoir, toutefois, il est essentiel que les objectifs de lutte aux changements climatiques mondiaux soient maintenus. Déjà, les énergies renouvelables ont vu leurs coûts diminuer constamment, ce qui procurera des avantages à l’ensemble de la société puisque, par exemple, le coût des sources de production d’énergies renouvelables commence à correspondre à celui des combustibles fossiles. Le gouvernement du Royaume-Uni prévoit que l’énergie éolienne et l’énergie solaire représenteront d’ici 2025 environ la moitié du coût nivelé de la production d’électricité par rapport au gaz pour les nouveaux projets. Il est attendu que nous verrons à l’avenir des coûts énergétiques réduits et un approvisionnement en énergie qui est, par définition, renouvelable – ou non assujetti aux limites de l’offre mondiale – et qui ne cause pas de dommages irréversibles à la planète. 

Quel cadre est le meilleur vecteur de changement?

Les écotaxes, la réglementation et les tarifs douaniers sont des éléments importants de la transition vers les énergies propres – ils contribuent à corriger les déséquilibres du marché qui peuvent favoriser les combustibles fossiles non durables. Mais on ne peut ignorer le fait que le concept de taxation en soi est impopulaire. Il sera ainsi essentiel de clarifier exactement ce que les écotaxes serviront à payer pour permettre une discussion sur ce qu’elles visent à accomplir. Comme partisans d’une prise de mesures concrètes contre les changements climatiques, nous avons la responsabilité de veiller à ce que ce message soit bien transmis et, pour que ces programmes soient populaires, nous devons livrer un message complet sur les avantages tangibles découlant des revenus générés.

Les investisseurs institutionnels et les actionnaires peuvent user de leur influence sur les entreprises mondiales pour s’assurer que des mesures sont prises en vue d’une transition juste, de concert avec les travailleurs, les collectivités et les syndicats. De plus, une hausse importante des émissions d’obligations désignées comme axées sur les facteurs ESG, y compris les obligations d’État liées à des initiatives climatiques, a été constatée au cours des dernières années. De plus, suivant le succès des obligations vertes, les obligations gouvernementales sociales financent des projets ayant des résultats positifs pour la société, par exemple, la formation, l’éducation et la création d’emplois liés aux changements climatiques. L’intérêt des investisseurs pour ces obligations est monté en flèche pendant la pandémie de COVID-19, le marché se tournant vers des sources de capital qui bénéficient à la société tout en finançant la reprise.

L’émission d’obligations vertes a atteint des sommets records en 2021

Émissions mondiales d’obligations axées sur le climat

Un diagramme à barres démontrant que l'émission d'obligations vertes a atteint des sommets en 2021.
Source : Climate Bonds Initiative. TAC signifie titres adossés à des créances. Les valeurs affichées pour 2021 sont celles du premier semestre de 2021.

Le soutien des décideurs et des investisseurs indique de réels progrès

Le soutien politique augmente : 46 pays se sont engagés à mettre en place une planification nationale pour favoriser une transition juste et 161 investisseurs (10,2 billions de dollars américains d’actifs) ont affirmé publiquement leur engagement à appuyer les recommandations d’actions que peuvent mener les investisseurs des Principes pour l’investissement responsable (PRI).

Les cinq champs d’action des investisseurs selon les PRI

 
1 Stratégie d’investissement – Évaluer l’exposition à la dimension sociale (y compris les répercussions sur l’emploi) de la transition, poursuivre le dialogue avec les travailleurs et d’autres intervenants clés et intégrer des facteurs de transition juste dans les convictions et les politiques de placement.
2 Mobilisation de l’entreprise – Inclure des facteurs de transition juste dans les attentes des investisseurs, exiger la divulgation des renseignements, effectuer des analyses comparatives du rendement et exercer des pressions pour que la situation s’améliore. 
3 Affectation du capital – Intégrer la dimension sociale aux stratégies d’investissement axées sur le climat pour toutes les catégories d’actif, y compris les actions de sociétés cotées en bourse, les obligations, les placements privés et les actifs réels.
4 Promotion des politiques et partenariats – Faire de la transition juste une partie intégrante du dialogue sur les politiques à l’échelle infranationale, nationale et internationale, ainsi que dans le cadre de partenariats propres à un lieu.
5 Apprentissage et transparence – Comprendre les nouvelles leçons et publier les résultats afin que l’efficacité et l’efficience des mesures prises dans le cadre de la transition juste s’améliorent.
Source : « Climate change and the just transition: a guide for investor action », PRI, 10 décembre 2018.

En juin 2021, les États membres de l’UE ont approuvé la création d’un Fonds pour une transition juste d’une valeur de 17,5 milliards d’euros visant à soutenir les régions et les secteurs les plus touchés par la transition à une économie verte, à condition que les États membres soumettent des plans pour une transition territoriale juste.

Réduire les effets dévastateurs – environnementaux et financiers – des changements climatiques en passant à une économie durable sur le plan écologique relève du simple bon sens. Nous devons remplacer les emplois dans les secteurs polluants par de nouveaux emplois de grande qualité. Nous devons favoriser les investissements et les pratiques durables tout en pénalisant la pollution. Nous devons rehausser les normes. Certains de ces objectifs comportent des coûts à court terme, et nous devons nous assurer de définir qui assumera les coûts et qui en bénéficiera et, ce faisant, nous devons démontrer que nous visons une transition juste. Il s’agit de la condition essentielle pour obtenir et maintenir l’appui du public pour des changements profonds.

« Sauver notre planète, sortir les gens de la pauvreté, promouvoir la croissance économique... c’est un seul et unique combat. »

—Ban Ki-moon, huitième Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

 

Une crise généralisée dans le secteur de la santé, comme une pandémie mondiale, pourrait entraîner une forte volatilité des marchés, la suspension et la fermeture des opérations de change, et affecter le rendement des fonds. Par exemple, le nouveau coronavirus (COVID-19) a considérablement perturbé les activités commerciales à l’échelle mondiale. Les répercussions d’une crise sanitaire ainsi que d’autres épidémies et pandémies qui pourraient survenir à l’avenir pourraient avoir des répercussions sur l’économie mondiale qui ne sont pas nécessairement prévisibles à l’heure actuelle. Une crise sanitaire peut exacerber d’autres risques politiques, sociaux et économiques préexistants. Cela pourrait nuire au rendement du portefeuille, ce qui entraînerait des pertes sur votre placement.

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Peter Mennie, ASIP

Peter Mennie, ASIP, 

Chef mondial, Recherche et intégration des facteurs ESG et chef mondial, Gestion du risque de placement et analyse quantitative, équipe ESG

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