Les perspectives pour les obligations ont rarement été aussi favorables

Selon Roshan Thiru de Gestion de placements Manuvie, l’inflation, les taux d’intérêt et l’économie sont parfaitement positionnés pour les investissements dans les titres à revenu fixe

Cet article est paru en anglais dans Wealth Professional.

Lors de sa discussion au sujet des marchés obligataires avec Wealth Professional, Roshan Thiru est allé directement au but.

« Nous sommes extrêmement optimistes. Du point de vue d’un investisseur en obligations, les prochaines années seront très intéressantes. »

M. Thiru, qui dirige l’équipe Titres à revenu fixe canadiens à Gestion de placements Manuvie, énumère ensuite les raisons de son optimisme. L’inflation a atteint un sommet, les rendements des obligations sont à leur plus haut niveau des dix dernières années et les taux d’intérêt élevés auront un effet sur l’économie durant les 12 à 24 prochains mois, ce qui devrait peser sur les actions et favoriser les titres à revenu fixe.

Après près de 15 années à Gestion de placements Manuvie, en plus de 10 années passées à s’occuper des secteurs de l’énergie, des services publics et du risque de crédit plus tôt dans sa carrière, M. Thiru estime que l’occasion qui se présente actuellement aux investisseurs en obligations ne survient que quelques fois pendant chaque décennie.

M. Thiru, qui voit également à la supervision du Fonds d’occasions de rendement Manuvie, a exposé de façon détaillée cette occasion unique d’investir dans les obligations tout en donnant un aperçu de ses perspectives à l’égard de l’inflation, du système bancaire, des actions et des certificats de placement garanti (CPG).

Le retour des obligations

Les obligations ont été malmenées au cours de la dernière décennie, puisque toutes les principales banques centrales visaient des politiques de taux d’intérêt nuls et mettaient en œuvre des campagnes d’assouplissement quantitatif. En fin de compte, la proposition de valeur habituelle des titres à revenu fixe s’est renversée.

Les principales raisons d’investir dans les obligations se sont évanouies, ajoute M. Thiru. Les investisseurs n’obtenaient plus la génération de revenu et, dans certains cas, la préservation du capital, en raison de la désagrégation de la corrélation négative des actifs à risque. Par exemple, l’an dernier, lors de la chute de 35 % de l’indice Nasdaq, les bons du Trésor américain à long terme reculaient de 36 %.

Mais tout cela a changé, de déclarer M. Thiru. « Voilà plus de dix ans que nous n’avons pas vu de tels taux de rendement des obligations d’État et de société de première qualité. »

Les perspectives pour les obligations ont rarement été aussi favorables, dit-il, et il explique pourquoi : l’inflation persiste encore un peu, bien qu’elle montre clairement des signes d’essoufflement; les principales banques centrales semblent approcher de la fin de leurs hausses de taux; et les perspectives du crédit pour les emprunteurs de qualité sont très stables. 

Durée et régions du monde

Lorsqu’on lui demande de préciser où se trouvent selon lui les occasions de placement les plus intéressantes, M. Thiru présente une réponse à deux volets : la durée et les régions du monde.

« Au début de l’an dernier, les bons du Trésor américain à long terme représentaient environ 2 % du portefeuille. Ils constituent maintenant 13 % du portefeuille », explique-t-il. « Nous avons une occasion en or d’allonger la durée alors que les banques centrales nord-américaines sont près d’une pause. »

M. Thiru dit qu’il favorise les obligations à longue durée des marchés nord-américains, car il prévoit d’autres hausses de taux de la Banque centrale européenne, afin de contrer l’inflation. La Fed, et la Banque du Canada en particulier, sont toutefois au bout du cycle de relèvement de leur taux directeur.

« Nous concentrons nos placements en Amérique du Nord, car cet endroit est à l’abri des problèmes des marchés émergents et européens », ajoute-t-il. « Et, disons-le sans ambages, en raison des valorisations actuelles, il n’y a pas lieu de chercher à obtenir des rendements ailleurs qu’en Amérique du Nord. »

Les titres de créance de bonne qualité comme les obligations de première qualité canadiennes sont particulièrement intéressants, car ils se négocient à des prix assez abordables du point de vue du rendement et des écarts. M. Thiru mentionne que la pondération des placements obligataires de qualité supérieure est en hausse dans son portefeuille, parallèlement à l’augmentation de la durée de celles-ci. Il favorise également les obligations hybrides d’émetteurs canadiens de première qualité. Les titres hybrides combinent les caractéristiques des titres de créance et des actions.

Les marchés américains regorgent également d’occasions. Tout en accroissant la qualité des titres du portefeuille, l’équipe de M. Thiru a réduit la pondération des titres de créance à rendement élevé, l’ayant fait passer de 55 % au début de l’année dernière à environ 35 % au 31 mai de cette année.

« Comment nous y prenons-nous? Au début de l’an dernier, notre portefeuille comptait jusqu’à 20 % de prêts à terme de qualité inférieure, pour la plupart des instruments notés B », dit-il. « Puis lors de la liquidation imputable aux taux, nous avons amorcé la vente de nos prêts à terme à 90 cents et plus par dollar de valeur nominale et acheté des titres de créance de qualité, ce qui a eu pour effet d’accroître la qualité et la durée au sein du portefeuille.

« Ce qui nous intéresse, c’est la durée et les obligations de qualité supérieure. Bien que nous aimions les obligations à rendement élevé, nous pouvons être plus sélectifs dans le contexte actuel. »

Perspectives sur l’inflation, les taux d’intérêt et l’économie

Après l’augmentation fulgurante des prix occasionnée par des perturbations de la chaîne d’approvisionnement et les faibles coûts d’emprunt, M. Thiru prévoit un recul significatif de l’inflation au cours des 12 prochains mois, qui se poursuivra pendant les 18 à 24 mois suivants.

« Nous pouvons affirmer avec confiance que le pire est derrière nous », déclare-t-il.

Toutefois, l’incidence des taux d’intérêt élevés persistera et continuera d’occasionner un ralentissement économique, entraînant les entreprises à licencier des employés, à réduire l’embauche et à diminuer leurs dépenses en capital.

Bien que M. Thiru s’attende à un atterrissage en douceur plutôt qu’à une récession, il reconnaît que les marchés et les banques centrales demeurent nerveux face à l’incertitude, particulièrement lorsqu’ils prennent en compte les répercussions des récentes faillites bancaires et d’autres enjeux comme une possible impasse au Congrès américain sur le plafond de la dette des États-Unis.

« Nous en sommes à l’étape où les banques centrales ont pratiquement terminé de relever de façon importante leur taux directeur, mais sont perplexes quant à l’ampleur des mesures qui restent à prendre », dit-il. La Fed pourrait devoir hausser légèrement son taux directeur, car le marché de l’emploi demeure tendu et l’inflation se résorbe moins rapidement qu’elle ne le souhaiterait. »

Selon M. Thiru, les taux d’intérêt devraient vraisemblablement commencer à redescendre au cours du premier semestre de l’année prochaine, mais toutefois pas à des niveaux aussi bas qu’au cours des cycles antérieurs. 

Ajouter de la valeur au-delà des certificats de placement garanti (CPG)

M. Thiru aborde ensuite la question de l’investissement dans les certificats de placement garanti (CPG) canadiens, une source de revenus populaire auprès des retraités et d’autres épargnants ayant une aversion au risque.

« Bien qu’ils confèrent un sentiment de sécurité, les CPG imposent un coût de renonciation aux épargnants délaissant les rendements supérieurs à 5 % offerts actuellement dans les marchés des titres à revenu fixe. »

Il mentionne que grâce au Fonds d’occasions de rendement Manuvie, les épargnants ont la possibilité de profiter de ces rendements potentiels supérieurs. Fondé en 2009, le Fonds a procuré un revenu stable à ses clients, bien qu’il ait dû traverser un certain nombre de tempêtes au cours des dix dernières années.

M. Thiru affirme que le fonds est bien placé pour atteindre son rendement annuel cible de 5 % à 7 % pour les trois à cinq prochaines années. « J’estime que nous sommes en bonne voie d’atteindre ces cibles. Grâce aux conditions actuelles dans les marchés, les gestionnaires d’obligations sont comme des poissons dans l’eau. »

Réalisé à la demande de Gestion de placements Manuvie, juin 2023. 

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