Décarbonation du monde actuel : cibler les futurs chefs de file de la transition vers une économie à faibles émissions de carbone

Les actions des technologies vertes sont populaires auprès des investisseurs, mais la réduction des émissions de gaz à effet de serre reposera avant tout sur les mesures prises par l’économie actuelle. Nous appelons cela la décarbonisation du monde réel, et chaque entreprise un rôle à jouer.

Points à retenir

  • La transition vers la carboneutralité devrait permettre à de nombreuses sociétés de se démarquer au cours des dix prochaines années.
  • Parmi elles, nous nous attendons à voir des sociétés qui offrent les solutions technologiques qui permettront d’atteindre la carboneutralité, mais aussi des sociétés qui favorisent la décarbonation dans l’ensemble de la chaîne de valeur au moyen d’objectifs fondés sur la science.
  • Nous croyons qu’il existe plusieurs méthodes permettant de repérer les futurs chefs de file climatiques dans l’économie d’aujourd’hui.

 

« Nous sommes sur le point d’atteindre une augmentation de 1,5 degré. La seule façon d’éviter le dépassement de ce seuil est de rapidement redoubler d’efforts et de se donner les objectifs les plus ambitieux. Nous devons agir avec détermination dès maintenant pour que l’objectif de 1,5 degré reste atteignable. »

—Déclaration du secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, concernant le rapport du Groupe de travail 1 du GIEC sur le fondement scientifique de la sixième évaluation1

Cela fait des décennies que les scientifiques nous avertissent des risques liés à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES); nous subissons maintenant de plein fouet les répercussions des changements climatiques. Qu’il s’agisse des feux de forêt, de la chaleur extrême ou de la fonte des calottes glaciaires, les répercussions sur l’environnement deviennent de plus en plus graves et nous sommes appelés à agir de toute urgence. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), publié en août 2021, indique que seule une réduction drastique des émissions de GES au cours de la décennie actuelle peut empêcher une augmentation catastrophique des températures à l’échelle mondiale2.

Les recherches menées précédemment par le GIEC indiquaient que la température de la planète augmenterait de 2 °C à 4 °C d’ici 21003. Une telle augmentation aurait un effet dévastateur sur les écosystèmes ainsi que sur la santé et le bien-être des humains. Selon les prévisions actuelles, les régions comme le Vietnam en Asie du Sud-Est, qui sont essentielles à la production du riz, seront inondées d’ici 20504. C’est dans l’espoir de trouver une solution au problème que l’Accord de Paris a été signé en 20165. L’accord vise à limiter l’augmentation des températures mondiales au cours du siècle à 2 °C au-dessus des températures préindustrielles et à tenter de limiter cette augmentation à 1,5 °C6.

Changements climatiques : que nous réserve l’avenir?

Les prévisions de réchauffement climatique dépassent largement l’objectif de 1,5 °C

Le graphique montre une augmentation prévue de la température de 4,1 °Celsius d’ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas contrôlées.

Source: Climate Action Tracker (2021). Projections du réchauffement de 2100 : Émissions et réchauffement attendu sur la base des engagements pris et des politiques actuelles. Mai 2021 Accessible à l’adresse : https://climateactiontracker.org/global/temperatures/. © 2021 Climate Analytics et NewClimate Institute. Tous droits réservés. 

Regarder au-delà du mème vert

Les changements climatiques peuvent souvent sembler accablants, mais l’adversité offre des occasions. Nous croyons qu’en investissant dans des sociétés prêtes à apporter les changements nécessaires à leurs activités, nous pouvons non seulement accélérer la réduction des émissions de GES, mais aussi profiter de la forte croissance et des excellents bénéfices des sociétés qui deviendront des chefs de file du marché.

L’analyse prospective des risques climatiques est indispensable pour comprendre la portée réelle des scénarios de risque-rendement des actifs et des investissements. En quelques années seulement, le nombre de pays s’étant engagés à atteindre la carboneutralité est passé d’un quart à trois quarts. Ces pays ont multiplié les mesures stratégiques pour soutenir leur engagement7,8. Cependant, l’engagement d’un pays à atteindre la neutralité devra être suivi de l’engagement des sociétés. Dans un contexte où les gouvernements prennent de plus en plus de mesures réglementaires pour contrer les changements climatiques, nous croyons que les sociétés qui ont un plan bien établi pour réduire leurs émissions de GES – les leurs et celles générées par les autres – seront les mieux placées pour dégager un rendement supérieur à celui de leurs concurrentes.

L’investissement climatique exige plus qu’un portefeuille d’actions de sociétés de technologies propres et d’énergie renouvelable. Bien que ces sociétés soient une solution facile pour ceux qui cherchent à rendre leur portefeuille plus vert, il faut également prendre en compte la nécessité d’une décarbonation du monde ainsi que le rendement des investisseurs. En raison de l’intérêt croissant pour les placements liés à l’environnement, l’argent investi dans les fonds de technologies propres a énormément augmenté, atteignant près de 43 milliards de dollars américains pour le premier trimestre de 2021, après avoir totalisé environ 80 milliards de dollars américains en 20209. À l’échelle mondiale, environ 180 sociétés tirent une part importante de leurs revenus des technologies propres, telles que l’énergie renouvelable, les véhicules électriques, la gestion de l’eau et l’efficacité énergétique10. Avec autant d’argent investi dans un si petit nombre de sociétés, les résultats étaient prévisibles. The Economist a calculé que du 1er janvier 2020 au 18 mai 2021, le cours de ces 180 actions a plus que doublé en moyenne, tandis que l’indice S&P 500 a augmenté d’environ 30 %. Ces actions sont beaucoup plus chères que la moyenne du marché11.

Nous sommes d’avis que dans bien des cas, ces valorisations sont fondées sur des attentes de croissance exagérées qui ne sont peut-être pas réalistes, même dans un contexte où l’attention se porte sur les changements climatiques. De plus, certaines de ces sociétés présentent une faiblesse des facteurs sociaux et de gouvernance. Elles peuvent également susciter des inquiétudes plus larges en matière d’environnement, qui pourraient ne pas être reflétées dans leur valorisation.

Des milliards de dollars investis dans les technologies propres – les attentes sont-elles trop élevées?

Ratios cours-bénéfice des sociétés de la finance durable (moyennes mensuelles des valeurs quotidiennes)

Le graphique montre que les ratios cours/bénéfice des entreprises qui composent l’indice mondial des énergies propres S&P sont nettement supérieurs à ceux de l’indice de croissance S&P 500 et de l’indice S&P 500.

Source : Bloomberg, Datastream, EPFR, indices ICE BofA, Banque des règlements internationaux, septembre 2021. 

Décarbonation du monde actuel : préparer les entreprises pour l’avenir

Une stratégie de placement climatique efficace devrait mettre l’accent sur la carboneutralité au moyen de deux principaux objectifs : décarboner le portefeuille de placements d’une manière conforme à l’objectif de carboneutralité mondiale d’ici 2050 et augmenter les investissements dans les solutions climatiques nécessaires pour atteindre cet objectif, comme l’énergie renouvelable, les bâtiments à faible émission de carbone et les technologies écoénergétiques.

Bien que nous soyons optimistes à l’égard des nouvelles technologies conçues pour contribuer à la lutte contre les changements climatiques, un élément important de toute approche efficace visant à atténuer les changements climatiques est la décarbonation de l’économie – c’est-à-dire que des mesures doivent être prises dès aujourd’hui pour assurer notre avenir. Nous appelons cela la décarbonation du monde actuel, et chaque société a un rôle à jouer, qu’elle offre ou non des produits ou des services écologiques.

De plus, si les investisseurs verts se concentraient uniquement sur les sociétés de technologies propres, nous pensons qu’il serait presque impossible de constituer un portefeuille bien équilibré et diversifié à partir d’un aussi petit groupe, la majorité des titres étant concentrés dans quelques secteurs de l’économie; en conséquence, leurs rendements seront très corrélés. Selon nous, un moyen plus efficace de positionner un portefeuille en vue de la transition vers un monde capable de gérer les changements climatiques – tout en offrant des rendements concurrentiels aux investisseurs – consiste à créer un portefeuille bien diversifié de sociétés qui améliorent activement leur modèle d’affaires et celui des sociétés de leurs chaînes d’approvisionnement, afin de contribuer à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris.

Comment repérer les sociétés qui, actuellement, travaillent à améliorer l’avenir? Il existe plusieurs façons pour les investisseurs de confirmer les cibles de réduction des émissions de GES d’une société, mais nous considérons que les cibles fondées sur la science sont les meilleures normes. Les cibles sont considérées comme fondées sur la science si elles sont conformes à ce que la science climatique indique être nécessaire pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. L’initiative Science Based Targets est devenue une référence importante pour les entreprises qui visent à établir des objectifs de réduction des émissions et de carboneutralité conformes à une augmentation des températures d’au plus 1,5 °C. Notamment, elle cherche à mener une « transition ordonnée » vers une économie à faibles émissions de carbone, dans le but d’éviter les risques tels que le désinvestissement soudain dans les économies qui reposent sur les combustibles fossiles, l’effondrement des marchés causé par une forte volatilité, les problèmes géopolitiques et les questions de responsabilité dans tous les secteurs et l’incertitude constante concernant les politiques12.

Nous croyons que des cibles fondées sur la science et des approches similaires nous permettront de repérer les chefs de file en matière de climat qui aident non seulement la planète, mais qui positionnent aussi leurs activités sur une voie plus durable, ce qui les rend plus attrayantes pour les investisseurs.

Comment reconnaître aujourd’hui les chefs de file en matière de changements climatiques de demain? Nous croyons que les sociétés qui ouvrent la voie à un avenir à faibles émissions de carbone se classent généralement dans au moins une des catégories suivantes.

Chefs de file en matière de réduction des émissions de GES

Pour que le portefeuille climatique d’un investisseur génère un excellent rendement et contribue à l’environnement, il faut d’abord accepter que les infrastructures mondiales ne puissent pas changer du jour au lendemain. Certains grands émetteurs de GES continueront d’être nécessaires dans un avenir prévisible; par exemple, le monde a besoin d’acier et de ciment (deux industries dont les émissions sont élevées), et suggérer que nous pouvons simplement cesser de produire ces produits de base du jour au lendemain (sans oublier leur transport, une autre activité à fortes émissions) est tout simplement irréaliste.

Cependant, en collaborant avec ces sociétés et en encourageant les grands émetteurs d’aujourd’hui à réfléchir à leur approche et à s’adapter rapidement, ils peuvent à la fois contribuer à la solution et prospérer dans une économie à faibles émissions de carbone. Les sociétés qui ont des émissions relativement élevées (et, en général, des produits qui sont nécessaires et qui ne disparaîtront probablement pas de sitôt), mais qui travaillent aussi à les réduire, sont, selon nous, des chefs de file en matière de réduction des GES.

Étude de cas : Pourquoi un grand émetteur de GES figure-t-il parmi nos chefs de file en matière de changements climatiques préférés?

CSX, un transporteur ferroviaire qui transporte des marchandises dans les États du Nord-Est aux États-Unis, est un grand émetteur de GES : en 2019, il a émis environ 4,7 millions de tonnes de GES (à peu près la quantité émise pour répondre aux besoins en électricité de 3 142 551 foyers pendant un an13). Pourtant, nous considérons cette société comme un futur chef de file en matière de changements climatiques, puisqu’elle exerce ses activités de façon durable et compatible avec une économie mondiale carboneutre.

Comme les autres modes de transport, le chemin de fer existera encore longtemps, mais le secteur est déjà bien positionné pour une économie plus verte. Le transport ferroviaire peut entraîner une réduction de 75 % des émissions de GES par rapport au camionnage, ce qui crée de plus en plus d’occasions d’acquérir des parts de marché alors que les clients cherchent à réduire leurs émissions de GES.

CSX a établi un plan crédible pour réduire considérablement ses émissions de GES et a été la première grande société ferroviaire aux États-Unis à adopter des cibles fondées sur la science, soulignant ainsi son engagement à réduire l’intensité de ses émissions de GES de 37 % d’ici 2030. La société a déjà mis en place un système qui vérifie le contenu et inspecte les conteneurs, et réduit les émissions potentielles dans les terminaux intermodaux jusqu’à 90 %. Elle gère également la vitesse et l’efficacité des trains minute par minute et s’engage à envisager l’adoption de technologies vertes, comme les combustibles à l’hydrogène ou les batteries électriques, une fois que ces technologies seront viables14.

Chef de file dont l’intensité des émissions de GES est faible

Certaines sociétés ont pris de l’avance dans la réduction des émissions de GES, peut-être en raison des premières pressions du marché, d’une équipe de direction avant-gardiste ou d’une combinaison de facteurs. À mesure que la réglementation visant à lutter contre les changements climatiques se resserre et que les investisseurs récompensent les entreprises qui réduisent leur empreinte écologique, les sociétés dotées d’un solide plan de réduction de leurs émissions de GES seront les mieux placées pour dégager un rendement supérieur à celui du marché. À long terme, nous prévoyons que les sociétés qui seront les premières à réduire leurs émissions généreront des flux de trésorerie disponibles et des rendements plus élevés et fiables. De plus, ces sociétés sont susceptibles de mettre davantage l’accent sur l’innovation tout en renforçant leur crédibilité auprès des investisseurs, des clients et des employés, et en bénéficiant d’une meilleure gestion de la marque.

Étude de cas : un monde magnifique

La valeur de la marque est un atout important pour les sociétés. En prenant des mesures pour lutter contre les changements climatiques, les entreprises peuvent améliorer l’image de leur marque et se positionner dans un monde en constante évolution où les consommateurs ont des préférences bien marquées. En tant que plus grande société de beauté au monde, L’Oréal est à l’avant-garde des changements importants dans la façon dont les sociétés abordent les enjeux ESG. La société a adopté une approche scientifique pour s’assurer que la durabilité est intégrée à chaque étape du cycle de vie d’un produit. Cela comprend l’eau consommée pour faire pousser les plantes utilisées comme ingrédients et l’effet que l’eau de rinçage des produits a sur les écosystèmes. De 2005 à 2019, L’Oréal a réduit de 78 % les émissions de CO2 de ses sites de production, tout en augmentant sa production de 37 %. La société s’est également fixé comme objectif de s’assurer que la totalité des plastiques utilisés dans ses emballages provienne de sources recyclées ou biologiques. Elle vise un objectif de 50 % d’ici 2025.15

Chef de file en matière de solutions climatiques

Un nombre croissant d’entreprises fournissent maintenant des services ou des produits qui entraînent une réduction des émissions de GES, que ce soit directement, lorsque leurs produits réduisent réellement les émissions – comme le captage et la séquestration du carbone –, ou indirectement, en offrant des produits respectueux de l’environnement qui remplacent des produits existants à fortes émissions de GES.

Comme nous l’avons mentionné plus tôt, nous croyons que le cours d’un grand nombre de ces titres s’établit en fonction d’attentes de croissance exagérées. Toutefois, grâce à une analyse minutieuse, il est possible de trouver des sociétés qui représentent une occasion de revenu dans le cadre de la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

Étude de cas : susciter le changement une voiture à la fois

Le terme véhicule électrique fait penser à certaines marques et certains modèles. Toutefois, une caractéristique que tous les véhicules électriques ont en commun est que certaines de leurs pièces sont fabriquées par une société appelée Aptiv. Plus de 20 % du chiffre d’affaires de la société provient des véhicules électriques, et ce pourcentage augmente rapidement. Les fabricants de véhicules électriques ont besoin d’Aptiv, car aucune autre société n’offre la même gamme de produits et la même efficacité énergétique. Par conséquent, Aptiv croît beaucoup plus rapidement que ses concurrentes, et surtout, sa rentabilité augmente, car chaque véhicule électrique génère des revenus supplémentaires de 100 $ à 300 $ par rapport à une voiture ordinaire.

Tout indique que les véhicules électriques connaîtront une longue décennie de croissance – environ 9 % des nouvelles voitures vendues à l’échelle mondiale cette année seront des véhicules électriques ou hybrides rechargeables, contre 3 % il y a deux ans16. Les politiques publiques auront également une incidence. Le Royaume-Uni a déjà annoncé son intention de mettre fin à la vente de voitures à essence et à diesel d’ici 2035, et d’autres pays emboîtent le pas17. Comme aucun autre fournisseur de pièces automobiles n’est mieux placé qu’Aptiv, cette tendance pourrait lui être très profitable.

Travailler en partenariat pour un avenir meilleur

Il est probablement illusoire de penser que l’économie verte de demain sera entièrement composée de parcs éoliens et de panneaux solaires. Il est plus réaliste de penser que les infrastructures mondiales ne changeront pas du jour au lendemain, et nous croyons qu’une stratégie visant à limiter efficacement les changements climatiques inclut une collaboration avec diverses sociétés établies afin de réduire leurs émissions de GES et décarboner l’économie actuelle.

Nous demeurons optimistes quant à l’avenir des technologies propres, mais si nous voulons atteindre les objectifs ambitieux, mais nécessaires, de l’Accord de Paris, nous croyons que chaque société a un rôle à jouer, en particulier les grands émetteurs de GES. La stratégie de notre équipe est la décarbonation du monde actuel, et nous croyons qu’elle offre un bon équilibre entre le rendement des actionnaires et des émissions qui ne mettent pas en danger l’avenir de la planète.

1 https://www.un.org/sg/en/content/secretary-generals-statement-the-ipcc-working-group-1-report-the-physical-science-basis-of-the-sixth-assessment2 Climate Change 2021: The Physical Science Basis, Summary for Policymakers, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, 7 août 2021. 3 Rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C, GIEC, 2018. 4 « Rising Seas Will Erase More Cities by 2050, New Research Shows », The New York Times, 29 octobre 2019. 5 Pour en savoir plus sur l’Accord de Paris, cliquez ici6 « L’Accord de Paris comme cadre d’investissement à long terme », Gestion de placements Manuvie, 22 janvier 2021. 7 « Net Zero promises go global, now action needs to follow words – Oxford-ECIU report », Université d’Oxford, 23 mars 2021. 8 « Race to Net Zero: Carbon Neutral Goals by Country », Visual Capitalist, 8 juin 2021. 9 Morningstar Global Sustainable Fund Flows, 27 juillet 2021. 10 « A green bubble? We dissect the investment boom » The Economist, mai 2021. 11 « Billions are pouring into the business of decarbonisation », The Economist, août 2021. 12 Initiative Science Based Target, https://sciencebasedtargets.org/faq, septembre 2021. 13 Calculateur des équivalences des émissions de gaz à effet de serre, Ressources naturelles Canada, 2021. 14 CSX, « Environment & Efficiency », 2021. 15 « L’Oréal pour le Futur, nos engagements pour 2030. » 16 «EV Impact: Electric Vehicle surge resonates across global economy », S&P Market Intelligence, 20 septembre 2021. 17 « Electric vehicles: the revolution is finally here », Financial Times, 4 octobre 2021.

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Margaret Childe

Margaret Childe, 

Ex-chef de la recherche et de l'intégration des facteurs ESG au Canada

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Patrick Blais, CFA, FSA

Patrick Blais, CFA, FSA, 

Gestionnaire de portefeuille principal, Gestion des actions fondamentales, Gestion de placements Manuvie

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